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[Top 10] Les meilleurs films de 2020 pour la rédaction !

TOp 10 Comme l’an passé, la rédaction de Silence Moteur Action vous a proposé près de 130 articles en 2020 : des critiques, tantôt dithyrambiques,  parfois bien plus mitigées ; mais aussi des focus sur des réalisateurs, ou sur divers thèmes déclinés dans les films et les séries. En visio ou “en présentiel”, 2020 fut également le temps de belles rencontres, avec des cinéastes, des acteurs, y compris lors de festivals. Bref, malgré la rude année que le secteur traverse en ce moment, il y a quand même eu du pain sur la planche, assez pour vous faire un top 10 ! Surtout que vous avez été, et on vous en remercie sincèrement, bien plus nombreux à nous suivre que les années passées.

Par la force des événements, ces derniers mois ont été ceux de la VOD et des plateformes SVoD. Ainsi, quatre des dix films que nous avons jugés être les meilleurs de 2020, n’ont jamais été diffusés sur les écrans géants. Et pourtant, ils sont là ! C’est parti pour découvrir le classement.

10. Madre (Rodrigo Sorogoyen)

S’il se trouve en bas du classement, c’est que la compétition est féroce cette année, malgré tout. Madre est une pépite comme sait les faire Rodrigo Sorogoyen, son réalisateur, déjà papa de Que dios no perdone ou encore d’El Reino. Ce thriller intime signe la scène d’ouverture la plus maîtrisée et la plus marquante de 2020. S’en suit la douce histoire de cette mère, pleine d’espoir de retrouver un jour, d’une manière ou d’une autre, son fils disparu 10 ans plus tôt.

Lisez notre critique du film et notre rencontre avec le réalisateur.


9. Mank (David Fincher)

Mank est une œuvre méta très intéressante : un film qui parle de la création d’un film, et pas des moindres. Épaulé d’un casting de poids, David Fincher met en scène une histoire de feu son père Jack Fincher, qui relate la rédaction du scénario de Citizen Kane, œuvre matrice dans l’histoire du cinéma. Et cela, de manière assez osée : au-delà de l’hommage familial, le film met en lumière les scénaristes et va même déposséder (en partie) Orson Welles de la paternité de Citizen Kane. On assiste aux rencontres qui vont inspirer le scénariste Herman J. “Mank” Mankiewicz dans la mise en place de l’histoire de Citizen Kane, le tout mis en scène avec talent et pertinence. Adoptant la même structure que l’œuvre originale, Mank est constitué d’une série de flash-backs, le tout en noir et blanc du plus bel effet. Un des films les plus intéressants de cette année !

Lisez notre critique du film.


8. La Communion (Jan Komasa)

Plus c’est gros, plus ça passe ! Dans La Communion, œuvre paradant entre le drame et la comédie noire, un jeune détenu, très attaché à la religion, souhaite intégrer des études de séminariste. Celles-ci lui sont refusées à cause de son passé de délinquant. Alors quand le destin et le hasard s’en mêlent, l’homme, à l’aide de mensonges titanesques, ne se fait pas prier pour prendre, sans remord, la tête d’une paroisse communale en qualité de prête. En découle une histoire loufoque, mais d’une extrême sincérité quand il s’agit de dessiner la vocation spirituelle du religieux. Ultra rythmé, moderne, et disposant d’une photographie somptueuse, ce film franco-polonais révèle au public français l’acteur Bartosz Bielenia, au charisme ancré sur son visage vampirique. La communion se veut absolument fascinant, de bout en bout.


7. Petit Pays (Eric Barbier)

Avec Petit pays, le réalisateur français Eric Barbier a choisi un style brut, qui nous montre autant la beauté du Burundi, de sa culture et de ses paysages naturels, que l’horreur de la guerre civile qui l’a ébranlé pendant les années 1990. Il filme le conflit à travers les yeux d’un enfant, Gaby, et ses conséquences sur sa famille, sa psychologie, son monde… Si Jean-Paul Rouve est poignant dans le rôle du père de Gaby et de sa petite sœur, ce sont surtout les deux jeunes acteurs, avec leur simplicité et leur sincérité, qui nous ont émus aux larmes…


6. Bob l’éponge (Tim Hill)

Qui l’eut cru ? Bob l’éponge est l’un des tout meilleurs films de cette année ! En plus d’être un vrai bijou d’animation et d’humour (jusqu’aux larmes !), le film est également un vibrant hommage à l’esprit qui traverse la série. Gary, l’escargot de compagnie de Bob, a disparu… Dévasté, l’éponge carrée et ses amis vont sillonner les océans pour le retrouver. Bon enfant, mais surtout bienveillant, Bob l’éponge, le film : éponge en eaux troubles est un fantastique buddy-movie, vecteur d’un puissant message sur l’acceptation de soi. S’adressant aussi bien aux enfants qu’aux grands enfants, de nombreuses blagues à plusieurs niveaux parsèment le film, le tout porté par un casting surprenant, de Keanu Reeves en passant par plusieurs autres invités… Absolument immanquable !

Lisez notre critique du film.


5. Soul (Pete Docter et Kemp Powers)

La très bonne surprise de fin d’année. Pixar parvient aujourd’hui encore à nous surprendre avec un de ses films les plus adultes et les plus touchants. Accompagné d’une superbe bande sonore jazzy tout au long du film, Soul est une véritable réflexion intérieure sur le sens de la vie.


4. Tenet (Christopher Nolan)

Sûrement le film de Christopher Nolan le plus abstrait et complexe qu’il ait réalisé. Mais il n’en est pas moins spectaculaire. Il nous montre sa vision du temps, maîtrisée du début à la fin. Tenet est un film passionnant doté d’une bande originale envoûtante, qu’on prend plaisir à regarder et à reregarder.

Lisez notre critique du film.


3. Jojo Rabbit (Taika Waititi)

Savant équilibre entre satire acerbe et drame de guerre, Jojo Rabbit nous plonge dans l’Allemagne nazie auprès de Jojo, un petit garçon engagé dans les Jeunesses hitlériennes. Taika Waititi (le réalisateur de Thor : Ragnarok) y incarne un Adolf Hitler imaginaire hilarant et réussit ainsi à tourner l’idéologie nazie au ridicule, sans toutefois en cacher sa gravité. En proposant un traitement original du sujet, il nous prouve que la Seconde Guerre mondiale peut – et doit – encore inspirer le cinéma.

Lisez notre critique du film et notre rencontre avec le réalisateur et acteur Taika Waititi.


2. Uncut Gems (Benny & Josh Safdie)

Bienvenue dans le monde de la magouille et des emmerdes. Aux côtés des frères Safdie, l’extraordinairement doué Adam Sandler, porte un film complètement hystérique où se mêlent dettes, pierres précieuses, coups de poker et paris sportifs improbables. Mais Uncut Gems n’est pas qu’un film de truands. Il raconte l’histoire de Howard, ce joaillier bonimenteur, qui, sans arrêt, se trouve à deux doigts d’obtenir la compassion du spectateur mais qui finit toujours par l’énerver. La réalisation, très bavarde, pour notre plus grand plaisir, joue avec nous, surtout avec nos nerfs ; elle nous rend dingue. Et c’est aussi, ça, le grand cinéma (y compris sur Netflix) !


1.1917 (Sam Mendes)

1917 fut l’un des premières sorties cinéma de 2020, mais on fut aussitôt convaincus qu’il serait dans notre top quand viendrait la fin de l’année ! En narrant l’histoire de deux soldats ordinaires de la Première Guerre mondiale, Sam Mendes (à qui l’on doit aussi les James Bond Skyfall et 007 Spectre, rien que ça !) réussit à scotcher le spectateur à son siège. Qu’il s’agisse de la mise en scène incroyablement maîtrisée, des décors (des tranchées reconstruites de toutes pièces), des costumes, de la bande originale grandiose, des prestations sincères et émouvantes des acteurs George McKay et Dean Charles Chapman ou encore de la profondeur des personnages, suggérée plus qu’expliquée, 1917 est un chef d’œuvre en tous points !


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