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[Focus En avant] A quoi ressemblent les studios Pixar ?

À l’occasion de la sortie du film En avant, nous avons voyagé jusqu’aux États-Unis en octobre dernier et participé à deux journées de présentation du film organisées par Pixar, au sein de leur locaux ! Mais alors, à quoi ressemblent-ils, ces studios ? Dans quel cadre travaillent ces artistes qui créent chaque année les films d’animation les plus réussis et populaires du cinéma actuel ?

Dix heures de vol depuis la France, et une vingtaine de minutes en voiture depuis San Francisco : c’est le temps qu’il faut pour se rendre dans les locaux de Pixar, situés à Emeryville, en Californie. Et on ne peut pas rater l’entrée : une grande arche au nom du studio accueille l’arrivée des voitures ! L’endroit est un véritable campus, mais les journalistes ne visiteront que deux des bâtiments, dont le principal, appelé bâtiment Steve Jobs, en l’honneur du créateur d’Apple : c’est lui qui, en rachetant en 1986 le département « Computer Division » de la société de production LucasFilms (appartenant à l’époque à George Lucas, le père de Star Wars), créa la société indépendante Pixar.

Entre campus, musée et cinéma

Dès l’entrée, Pixar donne le ton : tous les studios sont décorés aux couleurs de leurs différents films ! Des versions géantes des deux emblèmes de la société, la lampe et la balle de leur tout premier film d’animation (Luxo Jr.), trônent à l’extérieur du bâtiment principal, la lampe de bureau ayant été transformée en véritable lampadaire. Les journalistes sont autorisés à prendre en photographie uniquement les figurines à l’entrée des bâtiments, des voitures de Cars à la famille des Indestructibles, en passant par la chenille de 1001 pattes ou une version Lego de Buzz et Woody, protagonistes de Toy Story. Mais le reste de la décoration doit rester secret, pour une simple raison : les murs sont recouverts d’artworks (dessins préparatoires) et de références à leur prochain film, En avant, dont la date de sortie n’était, à l’époque, pas prévue avant plusieurs mois. Et même les repas servis aux journalistes sont dans la thématique, comme un cupcake Licorne ou des champignons violets comestibles !

Si les journalistes ne sont pas invités à visiter les différents bureaux de travail hormis quelques salles de conférence, nous découvrons en revanche certains équipements et lieux de détente des employés, comme la grande cafétéria dans le hall d’entrée, où thés et cafés sont en libre service, un terrain de foot ou bonsoir en un espace canapé et billard aperçu sur notre chemin. On regrette de ne pas voir le fameux terrain de basket extérieur, mais les allées arborées et les façades des bâtiments en brique rouge suffisent à nous donner l’impression d’être sur le plus génial des campus universitaires, tandis que la boutique de souvenirs à l’entrée du bâtiment donne plutôt aux lieux des airs de musée ou de parc d’attraction. Les locaux de Pixar ne sont pourtant pas ouverts au public, mais les visiteurs occasionnels peuvent néanmoins repartir avec leur t-shirt, accessoire ou tasse à l’effigie de Pixar.

Durant la visite presse, passage également obligatoire par deux salles de cinéma des studios, pour la projection d’un extrait de En avant ainsi que de divers courts métrages réalisés pour la plateforme Disney +. Lors de la production d’un long métrage, les équipes se regroupent tous les trois mois dans ces salles pour visionner l’intégralité du travail accompli, nous a expliqué Kelsey Mann, “head of story” (“responsable Histoire”) pour En avant : “On fait environ huit projections comme celles-ci pour un film : on remplit la salle de cinéma avec non seulement l’équipe du film mais aussi d’autres personnes qui travaillent sur d’autres projets et qui nous apportent un regard extérieur.” Parmi ces derniers, le “Brain trust”, sorte de comité d’experts composé de réalisateurs, producteurs ou scénaristes de Pixar, comme Andrew Stanton (réalisateur de 1001 pattes, Wall-E, Le Monde de Nemo) ou Pete Docter (Monstres et Cie, Là-Haut, Vice-versa), donnent leur précieux avis sur le film en cours de production.

Évidemment, pour une personne extérieure, l’endroit semble paradisiaque, mais qu’en est-il des personnes qui y travaillent ? Julien Schreyer, directeur technique au département Lighting (éclairage) sur En avant, est un Français employé chez Pixar depuis 14 ans et nous a confié son ressenti sur le cadre de travail ici, à Emeryville. “Je suis né à Paris, je n’ai jamais vraiment voulu quitter ma ville et je ne suis pas spécialement emballé par la culture américaine, même après toutes ces années ! Et pourtant, je ne regrette pas d’être venu ici : en termes de conditions de travail, je n’ai jamais trouvé d’équivalent en France. Ici, la vie est très confortable, agréable.” Davantage qu’en France ? Oui, si l’on en croit son expérience : avant d’arriver à Pixar en 2006, il a travaillé pour l’animation de publicités, de petits films ou de séries télévisées pour différentes sociétés françaises. “Je me sens beaucoup plus valorisé ici, il y a une ambiance très accueillante et moins égoïste dans le travail, moins conflictuelle que dans d’autres sociétés chez qui j’ai travaillé en France.” Artistes épanouis, films réussis ? C’est peut-être ça, finalement, le secret du succès de Pixar

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