Cinéma

Fast & Furious 7 : Du second degré à 200km/h

Fast & Furious 7 arrive à toute vitesse sur les écrans français le 1er avril. Malgré un scénario tiré pas les cheveux (non, pas ceux de Vin Diesel), ce nouveau et sûrement dernier épisode de la saga, réalisé par James Wan, est probablement le plus efficace. Malgré la disparition de Paul Walker, l’humour fait partie de l’aventure. Sans oublier les bolides, les bikinis et les explosions. Silence Moteur Action a guetté le drapeau à damier et s’est placé sur la ligne de départ.

Il faut reconnaître une qualité aux scénaristes de la saga Fast & Furious : leur capacité à enchaîner des films avec une formule simple. Comme ses prédécesseurs, le septième du nom n’échappe pas à la règle. Tout va pour le mieux pour la petite bande de Dominic Toretto. Les bolides ont fait place aux minivans et rien ne se met en travers de leur chemin. Sauf que vengeance rime avec sentence. Le frère d’un de leurs ennemis  (Deckard Shaw) cherche à se venger. Pas de chance, il a été formé par les forces spéciales britanniques. L’Expendable Jason Statham amène donc son accent à couper au couteau dans le film réalisé par James Wan. Ils vont devoir s’allier avec le gouvernement, personnifié par un Kurt Russell aussi “badass” qu’à ses débuts. Tout cela pour récupérer un logiciel capable de traquer n’importe quel individu sur Terre.

Voitures volantes et hommage au programme

Méli-mélo scénaristique ? Il est vrai. Efficace ? Sans aucun doute. Malgré les faiblesses du script, Fast & Furious 7 n’oublie pas son second degré sur la banquette arrière. Les blagues fonctionnent, même les plus lourdes. Non, la subtilité ne fait pas une apparition de dernière minute. Ce qui est assumé de bout en bout. Les effets spéciaux, nécessaires lorsqu’on fait sauter une voiture de tour en tour à Abu Dhabi, se font oublier. Les exploits de ces aficionados du tuning sont dans la lignée des précédents opus. Petit bonus, les combats notamment celui entre la revenante Michelle Rodriguez et une autre Expendable, la championne de MMA (Mixed Martial Arts) Ronda Rousey.

Sans oublier les conditions dans lesquelles le tournage s’est terminé. Après la mort de Paul Walker, ses frères Caleb et Cody ont donc tourné les quelques scènes que l’acteur n’a malheureusement pas pu finir. Une partie du scénario a été réécrite. Sans tomber dans le mélo, il faut reconnaître que cela apporte un petit quelque chose particulier lorsqu’on se rend compte que son visage est masqué par un enfant, ou qu’on le voit de dos. Le spectateur se rend compte bien vite de la “supercherie”. Cela ne gâche cependant pas le film, et le discours de fin de Dominic Toretto adressé à son ami prend une résonance particulière lors de l’hommage à Paul Walker. À savoir maintenant si la saga se continuera sans lui…

Fast & Furious 7 :  De James Wan, avec Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham, Michelle Rodriguez…

Au cinéma le 1er avril.

Comments (1)

  1. […] Miami. En tête d’affiche, ni plus ni moins que le désormais incontournable Dwayne Johnson (Furious 7). Bien que l’on en sache encore peu sur Ballers, un autre gage de qualité est la présente […]

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