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[Critique] Jumanji – Next Level : le jeu passe à la vitesse supérieure !

Jumanji : Bienvenue dans la jungle est le reboot de franchise qui a le mieux marché au box-office mondial avec 960 millions de dollars de recettes. Une surprise totale vu à quel point le film était redouté de tous, nous compris ! Mea culpa : il s’agissait d’un bon divertissement, qui est inévitablement devenu le premier volet d’une nouvelle saga (si l’on exclut le film original de 1995 porté par Robin Williams et une toute jeune Kirsten Dunst). Deux ans après, l’équipe est de retour au grand complet. Autant le réalisateur Jake Kasdan (fils de Lawrence Kasdan, producteur et scénariste de la saga Star Wars) que son casting : Dwayne Johnson en tête, Kevin Hart, Karen Gillan, et Jack Black…

Les héros ados de Bienvenue dans la jungle sont de retour dans le jeu vidéo Jumanji pour sauver l’un des leurs… mais tout a changé. La jungle laisse place à un désert aride et à des montagnes enneigées… Mais dans ce Next Level, la bande devra aussi faire face à un autre problème de taille : ils ne contrôlent pas les mêmes personnages que lors de leur précédente partie !

On prend les mêmes et on recommence ? Pas exactement…

Comme ça, on pourrait s’attendre à ce que ce Jumanji : Next Level ne soit qu’une resaucée de l’opus précédent. Et c’est d’ailleurs ce à quoi s’attendent nos héros une fois propulsés dans le jeu vidéo : revivre la même aventure, combattre les mêmes ennemis, compter sur leur expérience acquise pour s’en sortir au plus vite. Mais le jeu a changé ! Et les personnages ne contrôlent pas les mêmes avatars : les ados pensaient retrouver leur camarade disparu, Spencer (Nat Wolff), en tombant sur le Docteur Smolder Bravestone (Dwayne Johnson), mais c’est son grand-père Eddie (Danny DeVito) qui se retrouve dans la peau de la montagne de muscles. Fridge (Ser’Darius Blain), le sportif de la bande, n’est plus le zoologiste campé par Kevin Hart mais le personnage de Jack Black, spécialiste en géographie et… peu résistant au soleil. À sa place, c’est Milo, grand ami de papy Eddie ! Seule Martha (Morgan Turner) retrouve son alter-ego vidéoludique, Ruby Roundhouse, incarnée par Karen Gillan.

Ces échanges de corps nourrissent une grande partie du scénario et des gags du film, Dwayne Johnson et Kevin Hart agissant comme s’ils étaient des petits vieux retrouvant une seconde jeunesse (et avec un accent un peu surjoué, complètement effacé par le doublage français). Non seulement les personnages vont se battre pour avancer dans le jeu et retrouver Spencer, mais aussi pour faire à nouveau corps avec leur avatar idéal. Le film revisite l’une des scènes du précédent volet, dans laquelle les héros découvrent les points forts et faibles de leur personnage. Ils sont ici réactualisés pour s’adapter à la nouvelle vague de décors, empêchant ainsi le film de baigner totalement dans le déjà-vu. Derrière tout cela, Jumanji : Next Level approfondit l’une des thématiques centrales de Bienvenue dans la jungle : l’image que l’on a de soi, et ce que ces avatars représentent pour nos héros. Pour Spencer, retrouver Bravestone, c’est oublier qu’il a une image de loser qui lui colle à la peau.

En route vers un troisième opus ?

Jumanji : Next Level introduit aussi de nouveaux personnages : Rory McCann, aka « le Limier » de Game of Thrones, est le nouvel antagoniste, tandis qu’Awkwafina (Ocean’s 8, Crazy Rich Asians), toujours aussi drôle, incarne une nouvelle héroïne, Ming. On retrouve aussi… un cheval, dont le rôle n’est pas à négliger ! Un léger renouveau plutôt appréciable, mais qui aurait toutefois plus aller un peu plus loin : la relation cocasse entre les personnages de Awkwafina et Karen Gillan aurait pu donner quelque chose d’inédit dans un blockbuster d’une telle ampleur, mais force est de constater la frilosité des scénaristes (et peut-être des producteurs ?) quand il s’agit de s’éloigner des archétypes des films grand public…

Jake Kasdan réserve un spectacle d’une grande générosité malgré des effets spéciaux de qualité inégale (comme beaucoup de blockbusters récents). On se laisse prendre par l’alchimie toujours autant indéniable entre les différents membres du casting et les multiples changements d’identité, qui permettent à l’aventure de garder son rythme malgré une durée d’un peu plus de deux heures. Et qu’on se le dise : un troisième volet ne devrait pas tarder non plus à pointer son nez, et vous en aurez un avant-goût si vous restez pendant le générique de fin !

Conclusion : toujours aussi attachant, le casting de Jumanji : Next Level compte pour beaucoup dans la réussite de ce nouvel opus, drôle et rythmé.

Jumanji : Next Level
Un film de Jake Kasdan
Durée : 2h04
Sortie le 4 décembre 2019

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