X-Men Apocalypse : Conclusion de saga passable mais brouillonne

Avec Bryan Singer aux commandes de la nouvelle aventure mutante de la Fox, on ne pouvait que se réjouir de X-Men Apocalypse. Teasé depuis des mois, le film se doit d’être une des pierres angulaire de l’univers. Pari réussi ou s’agit-il d’un film parmi tant d’autres ?

X-Men : Apocalypse est censé être le troisième opus d’une trilogie initiée par X-Men : Le Commencement et poursuivie par X-Men Days Of Future Past. Le film se devait donc de conclure certaines intrigues et d’amorcer une nouvelle génération pour la suite des aventures des X-Men au cinéma. Il s’agissait donc du film de tous les dangers pour la Fox. Mais comme le dit si bien le personnage de Jean Grey dans le film à propos de Star Wars (avec sûrement un clin d’oeil à X-Men 3) : le troisième film est toujours le moins réussi. Bryan Singer était loin de se douter que ce constat serait valable pour son film. Brouillon, incohérent et maladroit, X-Men : Apocalypse peine à convaincre sur 2h30. En même temps il paraissait difficile de passer après l’excellent Days Of Future Past. Au mieux, il était possible de dépasser Le Commencement. Ce n’est pas le cas.

Le sujet principal étant Apocalypse, il parait évident que le problème qui fait de ce nouveau X-Men un mauvais film vient de son méchant. Outre l’aspect physique bien trouvé mais négligé – les plans serrés mettent en valeur son costume mal agencé et un maquillage grossier – l’idéologie du méchant est assez limitée. Un discours redondant, des pouvoirs sous-exploités et une histoire survolée, Apocalypse (Oscar Isaac) ne convainc pas. Ses cavaliers non plus. Psylocke est mal dirigée, Angel invisible. Ne reste que Tornade encore timide mais sublimée par une excellente interprétation et un Magnéto qui décidément change d’avis comme de chemise dans chaque film. Quant aux autres personnages, ils sont trop nombreux comparé au  temps qui leur est accordé pour que l’on puisse s’attacher à eux. Sophie Turner ne convainc pas physiquement. Et son histoire n’est pas sans provoquer un air de déjà-vu avec X-Men 2. L’écho est sympa et souligne un bel effort de fan-service. Mais au bout de 6 films, un peu de nouveauté n’aurait pas été déplaisante.

Reste la réalisation. Les scènes de destruction, bien que mise en scènes d’une manière assez esthétique, manquent de profondeur sur les effets spéciaux. Les combats restent figés, trop courts, et trop brouillons. La scène de Quicksilver n’est rien d’autre qu’une surenchère du film précédent même si le personnage reste toujours un favori. Finalement l’ensemble reste assez fragile, brouillon, et ne fait qu’ajouter des incohérences supplémentaires à la saga. De nombreuses pistes sont abordées certes, mais ne sont qu’effleurées. X-Men : Apocalypse devient très vite un plaisir coupable ou le fan-service est le maître mot. La scène finale allant dans ce sens, tirant un sourire mais ne parvient pas à sauver les 2h30 précédentes qui paraissent assez longues si l’on est pas fan de la saga.

Conclusion : Une réalisation paresseuse qui fait de ce nouvel opus un film assez brouillon. S’il n’y a aucun doute sur le fait que Singer reste un fan de l’univers, le résultat porté à l’écran reste fragile. La saga se conclue d’une manière propre et logique avec une belle ouverture pour la suite si les fans font abstraction des trop nombreux défauts. Une aventure dont il sera surement possible de se passer dans le canon X-Men...

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