The Witch’s Familiar : L’ami dans l’ennemi [Doctor Who S9]

La semaine dernière, on avait laissé le Docteur impuissant face à Davros dans The Magician’s Apprentice, conduisant le Seigneur du Temps à faire un choix incroyable : interférer dans l’Histoire et semble-t-il, exterminer Davros avant que ce dernier ne mette au point l’espèce des Daleks. Un épisode explosif qui avait fait monter les attentes mais le soufflé pouvait facilement retomber. Que dire de sa suite The Witch’s Familiar ? Que Moffat a enfin réussi à nous surprendre ! Attention spoilers (minimes). 

Quand le Docteur rencontre Davros

Oubliez l’épisode précédent. S’il y a un épisode qui donne espoir pour le reste de la saison, c’est bien The Witch’s Familiar. Offrant un équilibre inattendu avec la première partie du season premiere, The Witch’s Familiar se montre particulièrement poignant sans oublier l’aspect comique qui fait la spécificité de Doctor Who en tant que série de science-fiction. Certes plus calme, il offre des pistes très intéressantes sur les personnages, le Docteur et l’avenir de chacun. 

L’épisode se construit autour d’un face à face plein de tensions entre le Docteur et Davros, père des Daleks. Si le Docteur se voit tenté par la position dominante (et ce serait le pire cauchemar de ses éternels ennemis), c’est surtout sa relation avec Davros qui suscite l’intérêt. Ennemis depuis toujours, opposés par des rancunes tenaces (comme des guerres et des génocides), il apparaît pourtant qu’ils pourraient bien être les deux faces d’une même pièce. Opposés mais indissociables.

Davros, sur le point de mourir, fait écho des pensées du Docteur et se pose des questions sur sa nature, qui ne seront pas sans rappeler les questionnements du Docteur lors de la saison précédente. Cette camaraderie des derniers instants permet une discussion à coeur ouvert où chacun reconnaît l’influence de l’autre dans sa vie. De quoi susciter de la compassion pour un être, qui est pourtant l’incarnation du mal. Jusqu’à que celui-ci retourne sa veste, sans que cela ne remette en question la sincérité de la confession. Cette confrontation permet également une morale de fin d’épisode surprenante mais qui rappèle les meilleurs moments de la série. 

The Witch’s Familiar : quand Missy prend le dessus

On ne peut pas aborder The Witch’s Familiar sans évoquer Missy. Déjà électrique dans The Magician’s Apprentice, elle continue de faire son show durant cet épisode mais révèle son vrai visage et ses intentions. Son explication quant à la raison de leur survie permet d’enfin faire une réutilisation intelligente de l’esthétique et de l’univers des Classic, sans oublier les continuelles références à Star Wars. Hilarante dans ses actions, elle fait de Clara son jouet (son familier) et questionne sans arrêt les limites entre amis et ennemis. 

Ses actions peuvent même mener à une impression très désagréable pour les habitués de la série (notamment concernant l’épisode L’Asile des Daleks). Pour ceux qui espéraient voir le personnage devenir une passagère régulière du Tardis, n’y comptez plus. The Witch’s Familiar a montré que Missy allait travailler solo pendant un moment, en attendant que la compassion du Docteur ne la rattrape.

The Witch’s Familiar a pris une direction totalement opposée à celle de The Magician’s Apprentice et c’est tant mieux. En proposant un déroulement d’intrigue tendu et une résolution d’intrigue surprenante, Moffat a réussi à recréer l’atmosphère tant aimée de Doctor Who. Continue comme ça Steven !

Spoilers pour Under The Lake

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