The Booth At The End : Jusqu’où sommes nous prêts à aller ?

Après vous avoir fait découvrir la série comique Brooklyn Nine-Nine ou encore le teenage show The 100, laissez-nous vous présenter une jolie pépite qu’on avait gardé bien au chaud pour vous : The Booth At The End. Cette dernière est une série américaine très peu connue. C’est même ce que l’on peut appeler un OVNI. The Booth At The End a été diffusé entre 2010 et 2011 sur la chaine CityTV. Deux saisons de cinq épisodes chacune (un épisode dure 23 minutes).

Tout a un prix

Et si on vous disait qu’un homme pouvait réaliser votre rêve ? Cet homme, il suffit d’aller le voir, de lui expliquer ce que vous voulez. Celui-ci va regarder dans son livre qu’il ne quitte jamais et vous dira ensuite ce qu’il faudra faire en échange : protéger quelqu’un… ou le tuer. C’est le principe mystérieux de The Booth At The End. Parmi les protagonistes, on retrouve de tout : des jeunes, des plus vieux, des couples, des personnes seules. Les demandes varient : de la richesse à la beauté éternelle en passant par l’amour. Certaines demandes seront plus singulières (comme éradiquer la foi sur Terre), mais ça, vous le verrez par vous même. On comprend très vite que les histoires entre les personnages sont reliées et c’est l’une des choses qui fait la beauté de The Booth At The End.

Mais la réelle question soulevée par cette série est la suivante : Jusqu’où sommes nous prêts à aller pour réaliser son souhait ? Certains iront jusqu’au meurtre alors que d’autres se résigneront. Bien que mystérieuse, cette série nous parait réaliste dans sa manière de penser. Elle nous fait réfléchir : qu’aurais-je fait si on me demandait de tuer quelqu’un pour réaliser mon plus grand rêve ? Serais-je prêt à kidnapper quelqu’un ? En très peu de temps (les 20 minutes par épisode passent très vite) on est témoin de la prise d’action des personnages. Ces derniers doivent tout raconter à l’homme mystérieux : s’ils acceptent le deal, comment ils vont réaliser leur gage, quand etc… La réussite de The Booth At The End réside aussi dans sa narration : tous les épisodes sont seulement constitués de face-à-face entre l’homme mystérieux et les différents protagonistes. D’ailleurs, l’action ne se passe que dans un seul et même endroit : le box d’un diner (The Booth At The End fait référence à l’endroit où l’homme se trouve). Les acteurs sont par là même remarquables puisqu’ils arrivent à faire vivre la série alors même que le décor ne change pas. Il faut remarquer à ce titre le jeu de Xander Berkeley qui incarne avec brio l’homme mystérieux. Cette unicité de lieu met d’ailleurs en exergue toute la tension de la série qui repose uniquement sur la suggestion plutôt que sur la démonstration. Voir les personnages raconter les détails de leurs missions ainsi que leurs hésitations a d’autant plus d’impact que si la série avait choisi de déplacer l’action en dehors du restaurant. Il n’y a rien de plus angoissant que l’imagination. 


The Booth at the End [Official Trailer] par OPS-TEAM

Le mystère au coeur de la série

D’ailleurs, qui est cet homme mystérieux qui semble trouver ses réponses dans le livre qu’il tient ? Très vite on se pose mille et une questions : est-il envoyé par le diable ? Ou par dieu pour tester les humains ? Est-ce un ange ? Nos hypothèses ne peuvent puiser que dans le mystique tant cet homme est étonnant. Inutile de mentionner que ceux qui tiennent leur gage voient leur rêve se réaliser… Le mystère prend un autre niveau avec l’arrivée d’un personnage : Doris. Cette dernière est serveuse dans le diner mais on comprend très vite que c’est quelqu’un d’important en particulier dans la saison 2. En effet, elle et l’homme mystérieux semblent partager des secrets communs. D’une simple serveuse un peu trop curieuse lors de la saison 1, Doris devient alors aussi énigmatique (pour ne pas dire PLUS énigmatique) que l’homme. Lors de leurs conversations, une origine commune transparaît et laisse supposer qu’ils travaillent pour une seule et même personne. Bien entendu, aucune réponse claire n’est donnée pour torturer davantage le téléspectateur.

Néanmoins, si l’on ne connaît rien des motivations et de l’identité de l’homme mystérieux, penser qu’il est un monstre ou un démon serait trop réducteur et naïf  car lorsqu’un client  lui dit qu’il est un monstre, l’homme se contente de répondre « You might say I feed monsters » Cette réplique, aussi puissante que troublante, résume à elle seule la série : un petit bijou scénaristique qui met en scène le visage le plus triste de l’humanité tout en distillant par ci par là des petits interstices d’espoir qui tend à faire penser que des gens bons subsistent encore dans ce monde. Disponible sur Dailymotion en intégralité, Silence Moteur Action ne peut que vous recommander  cette série qui vous fera réfléchir sur vos désirs et les moyens dont vous êtes prêts à user pour les combler. 

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