Tammy, le road-trip movie déjanté de cette fin d’année

L’hiver approche, tu te gèles le museau et la perspective d’enfiler trois couches de polaires pour aller boire un simple café avec tes amis ne t’enchante guère. Sois rassuré, on a ce qu’il faut pour adoucir ton petit cœur gelé et réchauffer l’atmosphère. Fais le plein de coussins, de couvertures, de chips et de potes et cale toi devant ta télé : Tammy vient squatter directement chez toi en vidéo à la demande.

Pour son premier film, le réalisateur Ben Falcone s’associe à son épouse Melissa McCarthy pour nous offrir une héroïne haute en couleurs d’ailleurs interprétée par cette dernière. Grande habituée des comédies du genre, Melissa n’hésite encore pas à se mouiller de la tête aux pieds en se glissant dans la peau de Tammy… qu’on adore détester.

Tammy qui ?

Tammy c’est l’Amérique profonde, c’est tous les clichés qu’on se fait d’outre Atlantique réincarné en un seul et même personnage : autant prévenir que si vous êtes un tant soit peu étroit d’esprit, bouchez vous les yeux les oreilles les narines, car vous êtes certains de vomir votre haine du monde au bout de la trentième seconde du film. En revanche si vous êtes dans l’optique d’une franche rigolade pas subtile pour un sou, poursuivez, y’a moyen que vous vous tapiez le cuisseau comme il faut.

Film Review Tammy

Du jour au lendemain, Tammy récolte misères sur misères : plus d’emploi, plus de mari, plus de sous. Dans les larmes, le sang et la sauce tomate, elle décide de mettre un coup de pied à sa vie passée et embarque malgré elle sa grand mère et quelques bières dans une aventure sans queue ni tête. Elle a eu son opportunité, Tammy, elle a saisi sa chance de se refaire la trentaine bien entamée. De tout envoyer balader, de jeter des hamburgers à ceux qui l’ont tourmentée. Ce n’est certainement pas sa grand mère nympho-alcoolique qui va l’arrêter, bien au contraire.

Une bouffée d’air dans ce monde de fous

On s’y attache, à cette Tammy. On a envie qu’elle ait ce déclic, on a envie de la prendre par les épaules et la secouer en lui hurlant de se bouger les fesses, et envers et contre tout, on s’y retrouve un peu. Avec des pincettes et de très loin certes, mais impossible de ne pas se demander ce qu’on ferait dans chacune de ses péripéties toutes aussi loufoques les unes que les autres.

Clairement, ce n’est pas le genre de film qui va vous transcender au point de sauter au plafond, il est peu probable que le film se termine en conversations spirituelles autour de l’existence et de l’univers tout entier bien que, par moments, on a droit aux petites morales des moments de faiblesse dignes des comédies américaines dans toute leur splendeur.

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On observe tout du long l’évolution des personnages, on apprend à mieux les appréhender et, surprise, à les apprécier à leur juste valeur. De rebondissements en rebondissements, le film nous emmène doucement là où on a envie d’aller. La remise en question récurrente vient nous bercer gentiment : est-il jamais trop tard pour se lancer dans ce qui nous tient à cœur, faire bouger les choses où doit-on attendre qu’un cerf vienne se coller contre notre pare-brise pour comprendre qu’il est temps de prendre le taureau par les cornes ?

TAMMY : un film de Ben Falcone avec Melissa McCarthy, Susan Sarandon, Toni Collette. Disponible depuis le 12 septembre en EST et le 1er octobre en VOD sur toutes les plateformes digitales comme Orange, Itunes, Google Play, SFR, MyTF1 VOD, Numéricable…

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