Série TV : Stalker, la relève d’Esprits Criminels ?

Après Criminal Minds, Les Experts… faites une petite place à Stalker… ou pas.

De quoi ça parle ? Une équipe d’enquêteurs essaie de mettre en échec des harceleurs potentiels et de trouver des solutions pour les victimes avant que le pire ne se produise.

Stalker es-tu là ?

Petit moment statistiques et avant goût flippant, Stalker nous rappelle qu’environ six millions de personnes sont victimes de harcèlements chaque année aux États-Unis. Rejet, vengeance, jalousie excessive, trouble obsessionnel sont autant de causes à ces comportements déviants. Si tout le monde peut en être victime, tout le monde peut aussi devenir un stalker un jour. Vous en avez d’ailleurs peut-être croisé sans le savoir dans le bus, dans la rue…dans votre rue ? Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux multiplient bien sûr les risques, les tentations et les moyens de parvenir à leurs fins. Rapide d’accès, vos informations les plus personnelles publiées sur ces réseaux se retourneront potentiellement contre vous ou permettra à un psychopathe de rentrer en contact avec vous sans que vous ne puissiez voir le danger venir. Si vous n’aviez pas peur jusque là, vous allez probablement changer d’avis et laisser les lumières allumées la nuit. C’est dans ce contexte angoissant que Stalker s’invite sur nos écrans et nous montre qu’une unité de la police de Los Angeles est tout spécialement chargée d’enquêter sur toutes les plaintes de harcèlements. Cette série aura de quoi rendre paranoïaque n’importe qui, si vous vous méfiez d’ores et déjà de tout le monde, passez votre chemin.

Une énième série procédurale ?

 La série s’ouvre donc sur une scène choc destinée à mettre le téléspectateur dans l’ambiance. On ne vous en dit pas trop mais la scène implique une jeune femme qui hurle, un jerrican d’essence et un pick-up (la sainte trilogie de l’horreur ?). Quand le rythme ralenti, la série a recours à ces scènes certes efficaces, mais trop faciles. Stalker joue à nous faire peur. A priori ça nous intéresse sauf que malheureusement ce premier épisode est un peu planplan, sexiste et on se demande si on a vraiment envie de voir et revoir la même chose épisode après épisode. Car le reste du temps Stalker s’articule assez classiquement comme n’importe qu’elle série procédurale américaine rappelant sans mal Criminal Minds ou Les Experts. On nous rappelle que les apparences sont trompeuses aussi Beth Davis (Maggie Q) et Jack Larsen (Dylan McDermott) ont un passé avec le harcèlement. Si tout ce que l’on vient de vous dire vous rappelle quelque chose c’est normal, le showrunner de cette série n’est pas un inconnu. Malgré ces derniers projets fantastiquo-adolescents pour la CW (The Vampire Diaries et The Secret Circle), Kevin Williamson (Scream, Souviens l’Été dernier, The Following) est bel et bien à la tête de ce Stalker.

Petit étudiant malsain, le retour

Williamson n’hésite à piocher dans son bestiaire pour donner du corps à sa nouvelle série. En effet, Williamson ne semble pas prêt à abandonner le lien entre adolescence et horreur. Dans The Following, on avait un prof un peu barré qui embrigadait ses élèves dans des histoires de sectes. Dans Souviens toi l’été dernier, des adolescents commettaient l’erreur de leur vie. Même The Secret Circle essayait de jouer sur l’horreur et présentait des scènes plus dark que prévues pour ce type de série. Williamson nous refait logiquement le coup ici avec une intrigue qui pourrait bien devenir le fil rouge de cette première saison : Perry, un jeune homme de bonne famille, dérape et se met à pourrir la vie de son ancien colocataire, Eric. Enfin, c’est ce que dit Éric pour sa défense après avoir envoyé Perry à l’hôpital. Lequel des deux dit la vérité ? Chahuté par Beth Davis, Perry change de cible… Alors même que l’intrigue fleure bon l’opportunisme on doit bien avouer que c’est précisément cette intrigue qui fonctionne le mieux au cours de ce pilot et que c’est peut-être l’intrigue qui va nous faire revenir pour un second épisode.

Williamson est ici dans sa zone de confort, c’est ni bon ni tout à fait mauvais. Le pilot a réuni quelques neuf millions de téléspectateur. C’est correct pour la CBS, qui devait pourtant s’attendre à mieux d’autant plus que la série risque de s’user rapidement à l’image de The Following, en déclin après la première saison. Même si les modes de consommations des séries ont un peu évolué depuis, rappelons enfin que Criminal Minds avait réalisé plus du double des audiences de Stalker pour son lancement en 2005.

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