[Soundtrack] Desperado : La Rodriguez touch

En septembre 2015, Desperado de Robert Rodriguez aura vingt ans. Plus qu’un film culte, il a permis au réalisateur texan d’imposer son cinéma. Un cinéma à la sauce mexicaine dans lequel la musique tient un rôle clé. Un peu comme chez son pote Tarantino. Allez, à vos guitares.  

Haut les flingues

Desperado n’aurait jamais vu le jour sans El Mariachi. En 1992, Robert Rodriguez signe son premier long métrage et impose un personnage. Celui d’un musicien errant de bars en bars pour gratter sa six cordes. Un cow-boy moderne, défendant la veuve et l’orphelin en arpentant les routes avec son étui à guitare bourré de flingues. Doté d’un budget de 7 000 dollars, le réalisateur fait son trou. Trois ans plus tard, Columbia Pictures octroie 7 millions de dollars à Rodriguez pour qu’il signe Desperado. Cette fois le guitariste a les traits d’Antonio Banderas. Première fois que l’acteur espagnol est la tête d’affiche d’un film américain. Un coup gagnant. Belle gueule aux cheveux longs, Banderas donne de la voix et joue lui-même de son instrument. Un ton aussi séduisant que cool qui se reflète dès le générique du film avec la désormais célèbre « Cancion del mariachi ». L’acteur est accompagné du groupe Los Lobos. Voilà ce que ça donne :

Un film de potes

Desperado s’ouvre sur Steve Buscemi. Alors que ce dernier se lance dans un long monologue à propos du plus grand mexicain qu’on ait jamais vu, un célèbre morceau signé Dire Straits résonne en fond. Pour ce film, Robert Rodriguez a confié la bande originale au groupe Los Lobos. Comme chez Quentin Tarantino, qui fait d’ailleurs une apparition dans le film, Rodriguez aime s’entourer de visages connus. Plus que les acteurs qu’on retrouve dans presque tous ses films, Desperado lance une autre collaboration. Celle avec le groupe Tito & Tarantula. Le chanteur apparaît dans le bar tenu par Cheech Marin. On le retrouvera plus tard dans Une nuit en enfer (Pour une autre séquence culte), Desperado 2 : Il était une fois au Mexique ou encore Machete. C’est sur la chanson de ce groupe, « Back to the house », que le personnage du mariachi fait son entrée et sa sortie de la ville dans le film :

L’homme à tout faire

Plus qu’un beau coup d’essai, plus que sa violence cartoon, plus que d’avoir révélé Salma Hayek, Desperado permet à Robert Rodriguez d’asseoir sa façon de faire son cinéma. De films en films, l’homme collectionne les étiquettes : scénariste, producteur, monteur, cadreur et on en passe. Car non content d’avoir son propre groupe, Chingón, Rodriguez est devenu le principal compositeur de ses films. Il a ainsi officié sur l’ensemble de la trilogie Spy Kids, sur Planète Terreur, sur Kill Bill 2 et Sin City. Rares sont les cinéastes à pouvoir opérer avec une telle liberté sur leurs films à l’heure actuelle. Si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, Robert Rodriguez reste un bon sale gosse, généreux envers son public. Une attitude dont Desperado est sans doute le plus bel exemple.

Pour vous remémorez la bande originale de 18 titres, rendez-vous ici (attention, les quatre dernières chansons n’ont rien à voir avec le film) :

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