Shia LaBeouf : L’histoire d’une decheance

L’acteur Shia Labeouf est devenu incontrôlable depuis plusieurs semaines. L’interprète de Sam Witwicky dans les films Transformers multiplie les provocations et s’enfonce dans une auto-justification des plus délirantes sur les accusations de plagiat qui le touchent. Silence Moteur Action revient sur les étapes d’un pétage de plomb dans les règles.

DES PROBLEMES DANS LE PASSE

Depuis qu’il a commencé à se faire connaître grâce au film Transformers, les frasques de Shia Labeouf n’ont fait que s’accentuer. En 2007, alors qu’il est saoul, le jeune homme refuse de quitter un supermarché. Rien de bien grave en somme, les policiers reconnaissent que même s’il semble sous l’influence de l’alcool, il est très courtois et poli. En 2008, il sort d’un bar de Santa Monica Boulevard à Los Angeles encore une fois en état d’ivresse avancé. Il prend sa voiture et provoque un accident de la route assez sérieux. Invité au Letterman Show quelque temps après l’accident, il reconnait « Boire et conduire, c’est une chose mais boire et faire du shopping, c’est vraiment mal« . Une petite référence à son altercation au supermarché de Chicago. Des  écarts de conduite que l’on peut expliquer par la forte pression qui repose sur les épaules du jeune homme. En 2008, à seulement 22 ans, l’acteur est la star de la franchise Transformers et joue dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal.

S’EXCUSER DE PLAGIER EN PLAGIANT

C’est vrai que pour l’instant ce que nous vous avons rappelé sur la vie du jeune acteur Shia Labeouf n’a rien d’incroyable. Il est fréquent pour des acteurs et actrices hollywodiens de faire des écarts de conduite. Mais le 16 décembre 2013 dernier, une découverte de certains internautes va révéler la vraie nature de Shia Labeouf, un plagieur compulsif. À ce moment là, le jeune homme diffuse sur internet son court métrage Howard Cantour.com présenté au Festival de Cannes en 2012. Juste après la mise en ligne, de nombreux internautes remarquent des similitudes entre les dialogues du court métrage et ceux de la BD Justin M. Damiano écrite par Daniel Clowes en 2007. Buzzfeed demande le même jour à l’intéressé s’il est au courant que Shia Labeouf a plagié son travail, il répond : « J’étais choqué quand j’ai vu qu’il avait pris le script et même beaucoup de visuels d’une histoire très personnelle que j’ai écrite il y a six ou sept ans et qu’il l’a fait passer pour son propre travail. Je ne peux vraiment pas imaginer ce qu’il s’est passé dans sa tête. »Au lendemain de ces révélations, Shia Labeouf explique son geste dans une série de tweets surréalistes.

« La copie n’est pas un travail particulièrement créatif. Etre inspiré par l’idée de quelqu’un afin de produire quelque chose de nouveau et de différent est un travail créatif”

“Dans mon excitation et ma naïveté de réalisateur amateur, je me suis perdu dans le processus créatif et j’ai négligé de demander les droits”

“Je suis embarrassé de ne pas avoir crédité Daniel Clowes pour son roman graphique originel Justin M. Damiano, qui m’a servi d’inspiration”

“J’étais vraiment ému par cette oeuvre et je savais qu’elle ferait un court poignant et pertinent. Je m’excuse auprès de tous ceux qui ont supposé que je l’avais écrite”

« J’ai merdé »

Des excuses, des excuses, des excuses. Sept tweets écrits le 17 décembre pour s’excuser d’avoir plagié Daniel Clowes. Si l’acteur avait su s’arrêter, peut être qu’il aurait réussi à ne pas se mettre le tout-Hollywood et ses fans à dos. Shia aime les provocation et continue à s’excuser tout en plagiant des phrases d’excuse.

Le 18 décembre, il plagie les excuses de Tiger Woods lorsqu’il a révélé avoir trompé sa femme en 2009. Il plagie aussi Robert McNamara, ancien secrétaire d’Etat américain à la Défense, qui avait exprimé ses regretssur la gestion de la guerre au Vietnam. Shia Labeouf a pris soin de changer le « nous » par « je » : « J’ai eu tort, terriblement tort. Je me dois d’expliquer au générations futures pourquoi. »  Le problème de cette histoire est que ça n’est pas la première fois que le jeune homme est attrapé pour plagiat. En février dernier, il publie une photo sur son compte twitter d’une lettre d’excuse qu’il a envoyé à Alec Baldwin avec qui il était en froid. Problème, cette lettre est un copier-collé de plusieurs paragraphes d’un article appelé « Comment être un homme? » du magazine américain Esquire. Buzzfeed révèle que Shia Labeouf aurait aussi plagié des passages de plusieurs oeuvres de l’écrivain Charles Bukowski pour son roman Let’s fucking party.  

SURREAGIR EST DEVENU SON DADA

Le problème avec Shia Labeouf c’est que même au fond du trou, il continue à creuser sa propre tombe. Il se ridiculise sur Twitter en publiant une photo du ciel de Los Angeles avec comme message « I am sorry Daniel Clowes » (Je suis désolé Daniel Clowes).

Un geste quelque peu désespéré du jeune homme qui attend que Daniel Clowes le pardonne. L’auteur de BD n’entend pas le pardonner. Le jeune décide de continuer les provocations en postant le 8 janvier sur son compte Twitter une photo du story-board de son prochain court-métrage. Ce coup-ci, on peut clairement voir que les dessins sont copiés d’une autre oeuvre de Daniel Clowes.

L’avocat de Daniel Clowes envoie une lettre à Shia Labeouf dans laquelle il demande à l’acteur d’arrêter de martyriser son client et le menace d’intenter un procès. Aussitôt reçue, la lettre est postée sur le Twitter de l’acteur et devient l’image à la une de son compte.

Le 10 janvier, il annonce sur Twitter « se retirer de toute vie publique. » Mais retournement total de situation quand l’acteur avoue que tout cette affaire n’était qu’une performance artistique. Le 21 janvier, dans deux tweets supprimés depuis, il explique que « Tout art est soit du plagia soit révolutionnaire et pour être révolutionnaire dans l’art aujourd’hui, c’est être réactionnaire« . De la philosophie de comptoir ! Il cherche à justifier tous ses tweets qui ont permis de démarrer « une large discussion qui est nécessaire sur le plagiat dans l’âge du digital et de l’absurdité de la célébrité et des réseaux sociaux« . Justifier son plagiat en expliquant que c’était une performance artistique, une superbe pirouette !

FURY, BRAD PITT ET LES ODEURS CORPORELS DE SHIA LABEOUF

C’est une autre histoire qui concerne Shia Labeouf. Il participe en ce moment au tournage du film Fury. Il raconte l’histoire d’un groupe de tankistes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Pour se mettre dans les conditions de vie d’un tankiste, il a décidé d’arrêter de se laver depuis le début du tournage. Un problème pour le reste du casting qui n’arrive plus à supporter l’odeur du jeune homme. C’est le réalisateur du film, David Ayer, et son partenaire à l’écran, Brad Pitt, qui se sont chargés de dire à l’acteur que son odeur les gênait. Au lieu d’écouter les conseils de l’équipe du film, il a préféré quitter l’hôtel où se trouvaient toute ses camarades pour s’installer dans un petit hôtel à part. Pourtant, ça n’est pas la seule chose que la star de la franchise Transformers a fait de plus fou. Il s’est arraché une dent pour montrer au reste de l’équipe qu’il était le plus investi dans son rôle. Il provoque perpétuellement ses camarades et a poussé Brad Pitt à bout en pointant une arme chargée avec des balles à blanc sur sa tampe.

Shia Labeouf est actuellement à l’affiche Nymphomaniac, de Lars Von Triers.

Antoine Llorca.

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