Série TV The 100 : De nouveaux enjeux pour la saison 2

Voilà une saison 2 qui n’aura pas traîné. Vous avez quitté The 100 début juin ? Découvrez la suite dès ce mois d’octobre sur la CW, avec en prime trois épisodes bonus, passant le total des épisodes commandés pour cette saison à 16 au lieu de 13 la saison dernière.

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The 100 : Bouée de secours de la CW ?

97 ans après qu’une guerre nucléaire ait détruit tout espoir de vie sur Terre, les seuls survivants connus de cette catastrophe (dont on ignore encore le point de départ) se trouvent sur une station spatiale appelée l’Arche (que ceux qui n’ont pas pu rater la référence biblique d’une d’extrême subtilité lèvent la main). Conçue avant le conflit pour abriter 2 400 personnes (pourquoi 2 400 ? au pif, ça sonnait bien), les ressources viennent à manquer. Aussi pour des questions de survie essentielle, chaque crime, sans distinction de gravité, vaut la peine de mort sauf si le criminel a moins de 18 ans (oui on a des principes). Alors que l’Arche se trouve à un stade critique, ses dirigeants décident d’envoyer une centaine de ces jeunes prisonniers aux profils divers (Australie, je pense à toi) sur Terre, pour se dispenser de leur poids d’une part (soyons pragmatique) et afin de déterminer si celle-ci est viable ou non et d’envisager un retour pour toute cette population en exil qui arrive à court de solutions et de perspectives.
Après l’échec de Cult, les très mauvaises The Tomorrow People et Star-Crossed, les annulées Emily Owens MD et The Carrie Diaries, la pas très inspiré The Originals et The Vampire Diaries qui se cache pour mourir, on n’en connaît une autre qui arrive à court de perspectives. Or The 100 est probablement la seule série estampillée CW qui nous ait redonné un peu d’espoir en fin d’année dernière. Certes moins populaire que les petits succès de la chaîne Arrow et The Flash, cette série, adaptée du  roman du même nom de Kass Morgan, a de quoi nous intéresser. Surfant sur la mode des futurs dystopiens touchant particulièrement une cible de jeunes adultes, la CW croyait probablement faire mouche parmi les Hunger Games, Divergent et autres The Maze Runner, pourtant les retours seront plus mitigés.

Un teenage drama survivaliste

Sacrifiés par leurs aînés, lâchés sur une planète qu’ils ne connaissent pas et qui regorgent de dangers auxquels ils ne sont pas préparés, Clark (Eliza Taylor), Finn (Thomas McDonnell), Bellamy (Bob Morley), Wells, Harper, Monroe et les autres vont devoir faire équipe et tenter de former une société unie pour assurer leur survie. Sans mode d’emploi, sans chefs et surtout sans la moindre idée de ce qui les attends, le groupe arrive non loin de Mount Weather. Les ennuis s’accumulent rapidement alors qu’ils découvrent qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas les bienvenus, qu’ils prennent conscience que la société qu’ils ont connu dans l’espace n’a rien à voir avec les possibilités qu’offre la Terre et qu’ils décident de couper tous liens avec l’Arche en signe de révolte face à ceux (leurs propres parents!!) qui les ont refoulés sans ménagement. Est-ce que l’on s’arrête un instant sur le manque de crédibilité de l’intrigue ? Oui. Peut-on croire un instant que des adultes, certes désespérés, mais des adultes quand même, décident de se délester d’une partie de l’arche en remettant leur destin entre les mains de gamins pas informés et pas préparés un minimum ? Ils auraient pu leur glisser le code des Castors Junior quand même. Passer d’une cage à l’isolement à un openspace à devoir faire des feux de camps et tuer des sauvages ça ne s’improvise pas. Méconnaissance, guerre d’égos, objectifs personnels, angoisse, violence, lâchez des adolescents dans la forêt seuls et sans portables et voyez le résultat… CW oblige, The 100 s’était surtout concentrée sur les nombreux triangles amoureux raisonnablement envisageable dans un teenage drama en délaissant une intrigue pourtant prometteuse autour de la société, de la confrontation au monde sauvage, de l’aspect pionnier/colon, du sacrifice, etc… Aussi, malgré une intrigue alléchante The 100 était donc parfois à la peine sans pour autant nous pousser à lâcher la série.

Un retour prématuré ou un retour réussi ?

La CW bouscule son calendrier après l’annulation de The Tomorrow People diffusé à la même période l’année dernière et diffuse dès à présent le second volet de The 100. La série nous laissait sur un énorme cliffhanger qui mettait les vies de plusieurs personnages en suspens. Clarke en particulier était capturée et s’était éveillée dans ce qui ressemblait à une chambre d’hôpital. Contrastant habilement avec l’idée d’une terre sauvage, sans technologie et primaire, cette chambre de haute sécurité d’un blanc immaculé était clairement le twist qu’on avait pas vu venir à ce niveau. Le dernier épisode de la première saison bousculait donc l’intrigue avec efficacité et soulevait de nombreuses questions qui auront tout le loisir de se développer au cours de cette seconde saison. Jason Rothenberg tente de remobiliser les téléspectateurs en apportant du neuf à un moment opportun après toute une saison entièrement focalisée sur des feuilles d’arbres et un cockpit écrasé. Autant le dire tout de suite, si la série avait dû continuer comme cela on aurait sûrement lâché l’affaire donc c’est un bon point pour nous. Le bunker remplace plutôt avantageusement l’Arche qui s’est partiellement désintégrée. La transition fonctionne. La découverte de ce nouveau groupe, qui nous rappelle forcément The Walking Dead et de très nombreux films de science-fiction voire fantastique qui nous invite dans des petits paradis qui se transforment en cauchemar, ne fait pas illusion très longtemps. Ce n’est pas très grave, c’est classique mais efficace.
Pas de hold-up majeur concernant les audiences de ce season premiere. Alors que « We are grounders, Part 2 » réalisait une audience de 1,68 millions de téléspectateurs, « The 48 » réuni quelques 1,54 millions de téléspectateurs. Les habitués sont donc revenus voir la suite de The 100. Retour correct mais pas transcendant.

Une évolution dans la continuité

Toutefois, si on met de côté ce nouveau groupe de grounders iTech, rien ne change vraiment dans The 100. L’attaque du camp a certes fait éclater le groupe d’origine mais la station Mecha ayant atterri, Marcus (Henry Ian Cusick) et Abby (Paige Turco) sont prêts à reprendre le leadership. Jaha (Isaiah Washington) est seul au monde mais aura comme d’habitude une bonne raison de garder espoir (sinon on s’inquiète pour sa santé mentale), Marcus veut devenir calife à la place du calife, Abby pleurniche sur sa fille, alors que cette dernière fait n’importe quoi et refuse d’être à l’abri, bien nourrie et bien traitée. Bon d’accord ce bunker c’est évidemment trop beau pour être honnête mais quand même, elle aurait pu se tenir tranquille quelques minutes. Octavia (Marie Avgeropoulos) et Lincoln (Ricky Whittle) jouent toujours aux amants maudits. Elle est touchée par une flèche empoisonnée. Lui doit retourner dans son village pour la soigner mais risque la mort. Aucun des deux ne mourront mais bon on va faire semblant de ne pas le remarquer. The 100 continue de se chercher dans la bromance avec le duo Finn-Bellamy qui sont en vie et qui essaient de le rester, puis la bromance ambiguë entre Monty (Christpher Larkin) et Jasper (Devon Bostick). Il faut dire qu’entre Octavia qui a touché le gros lot avec Lincoln, Clarke qui ne sait pas trop quoi faire et Raven qui fini dans une situation merdique coincée avec Murphy (Richard Harmon) qui lui a tiré dessus mais qui sort les violons en mode je-suis-un-psychopathe-mais-j’ai-une-excuse, on reconnaît que les mecs manquent d’options. On notera quand même les parents assez médiocres qu’ils se tapent tous. Notez la clairvoyance de Abby qui laisse une trace de son passage et des instructions à sa fille (oui c’est nouveau, il y a du progrès) alors que cette dernière est un leader recherché et qu’il s’agit là de s’exposer au danger de façon totalement gratuite et non justifiée. C’est vraiment à se demander si en cas de fin du monde on ne devrait pas checker qui rentre dans le bunker (on vous renvoie vers Le Transperceneige, ou The Philosophers).

Un peu simpliste, The 100 semble vouloir faire l’effort d’élever le niveau. Tout n’est pas parfait mais on va continuer de regarder quand même.

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