Série TV Rush : « Good Doctor. Bad Habits » (bilan de la saison 1)

Destin incertain pour Rush qui débutait sa première saison en juillet dernier sur USA Network et dont le dernier épisode était diffusé hier soir. Alors renouvelée, pas renouvelée ? Après ce final, on aimerait pouvoir dire oui. Série médicale plutôt sympathique, on ne serait pas contre une deuxième saison alors on vous dit pourquoi sur Silence Moteur Action.

« Good Doctor. Bad Habits. »

Well well well…que de chemin parcouru pour Tom Ellis, le Robin des Bois très oubliable de Once Upon a Time (Saison 3), qui revient ici dans le costume du playboy qui sauve des vies. Costume trop grand pour lui ? Et bien pas du tout, ce rôle semble avoir été écrit pour lui. Sa belle gueule, accessoire essentiel du bon médecin du vingt-et-unième siècle (oui oui on parle de Grey’s Anatomy) déambule dans LA à bord de sa superbe mercedes des années 60 en attendant qu’un malade appelle au secours. Parce que c’est là la petite nouveauté de Rush, pas de cabinet comme dans Hart of Dixie ou d’hôpital (enfin presque pas) à l’image de Urgences, Rush est comme qui dirait un médecin freelance aux méthodes peu ordinaires. Il a surtout une grande qualité, il ne pose pas trop de questions, et compte tenu des situations dans lesquelles il se retrouve, il ne vaut mieux pas. Rush est bon et il le sait, ça serait dommage de ne pas en profiter. Pour éviter les scandales ou des poursuites, ses riches clients s’en remettent à lui en échange de petites sommes rondelettes. Et il n’en manque pas…de clients…

Toujours plus de surenchère médicale ?

On vous parlait déjà lors de notre critique de The Knick des difficultés des drames médicaux à se renouveler tant les Urgences, les Grey’s Anatomy et autre Dr House ont occupé nos écrans ces dernières années. C’est toujours valable pour Rush, la série de USA Network qui diffuse également Royal Pains. Cependant on doit bien reconnaître que Rush s’en sort bien. Les séries médicales récentes tombent toutes dans la surenchère d’hémoglobine, des problèmes de sécurité dans les hôpitaux, et des cas extraordinaires. Rush aussi d’une certaine façon mais pas exactement. Je m’explique… si The Knick peut paraître extrême, c’est parce que la médecine est rendue extrême par son époque, par ses instruments qui semblent un peu barbares, si The Night Shift peut paraître extrême, c’est parce qu’elle part du principe que la nuit est un moment plus dangereux et plus propice aux accidents spectaculaires alors que Rush est extrême simplement parce que l’homme lui-même est extrême. Rush présente l’homme dans sa vulnérabilité, dans ses manquements (ex : la violence conjugal) et la plupart du temps Rush présente des gens qui poussent la médecine à ses limites en risquant leurs vies simplement par pure bêtise…

Un bon samaritain en quête de rédemption

Les bêtises, Rush connaît… Les drogues n’ont plus de secrets pour lui. On ne parle pas seulement de celles qui soignent évidemment. Viré de son hôpital d’origine, dirigé par son propre père (Harry Hamlin), à cause d’une bavure due à sa consommation de drogues, largué par Sarah (Odette Annable) son grand amour, contraint de voir son meilleur ami Alex (Larenz Tate) en cachette de la femme de ce dernier, Rush donne le change mais ne va pas bien. Un peu cynique c’est vrai, drôle souvent, Rush n’en est pas moins un bon samaritain habité par l’esprit du bien. S’il se fait payer, il propose une aide appropriée à chacun et n’hésite pas à dire ce qu’il pense tout haut, même ce qui est difficile à entendre. En présence de sales gosses riches qui ont besoin d’une leçon de vie, Rush fini par se rendre compte que la leçon vaut pour lui aussi. Protégé par Eve (Sarah Habel), son assistante qui lui doit beaucoup, Rush va devoir opérer des changements importants dans sa vie s’il veut récupérer Sarah. Mais quand on parti si loin, peut on revenir ? Entre petites habitudes malsaines et désir de rédemption, Rush avance dans le flou avec un charisme désarmant. On n’ira pas plus loin concernant l’intrigue pour vous garder la surprise du final, ce qu’on peut vous dire c’est que cela valait vraiment le coup d’attendre.

Sous ses apparences d’énième drame médical, Rush se montre capable d’auto-dérision et développe une trame plus sombre qui nous tient en haleine jusqu’au bout. C’est agréable à voir, efficace, surprenant parfois, Rush est une bonne série d’été. Avec des audiences pas très flamboyantes, on craint cependant de voir la série non renouvelée. On a croisé les doigts pour Halt and Catch Fire alors on fera pareil pour Rush en espérant une bonne nouvelle.

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