Série tv : Helix, quand science et mystère se mélangent

Helix, qui a débuté le 10 janvier dernier, fait partie des nouvelles séries que l’on vous présentait il y a quelques semaines. Diffusée par Syfy, Helix avait de quoi devenir l’une de nos chouchous d’autant que sur le papier, le pitch faisait rêver : dans une station située au fin fond de l’Antarctique où travaillent des scientifiques, un virus se repend transformant hommes et animaux en sorte de zombies pas vraiment définissables. Le créateur de Helix n’en est pas à sa première fois puisque c’est Ronald D. Moore, le papa de Battlestar Galactica. A la réalisation, on retrouve un inconnu Steven Maeda. Après le visionnage des premiers épisodes, notre avis est déjà et voici pourquoi on vous conseille de passer votre chemin.

Un condensé d’erreurs

Pour qu’une série soit attractive, il faut une plusieurs choses : une bonne intrigue (check), de bons personnages et des acteurs qui tiennent la route. Et c’est là où ca coince chez Helix. On peut comment commencer par les acteurs. Il y a tout d’abord Billy Campbell jouant le Dr Alan Farragut (The Killing, les 4400…) : c’est celui qui sauve la mise mais il ne convainc pas, surement à cause du manque de profondeur de son personnage. Il y a aussi Hiroyuki Sanada, qui joue le mystérieux Hiroshi Hatake (il dirige la base où a lieu l’épidémie). On comprend dès le début de la série que Hatake joue un double jeu et que plusieurs personnes sont alliées à sa cause. Il a une sorte d’obsession pour l’ex-femme du Dr Farragut (Kyra Zagorsky). Si les acteurs n’arrivent pas à convaincre, c’est aussi et surtout parce que les personnages manquent de charisme. On a bien du mal à s’identifier à eux, à s’attacher. Bref, on y croit pas et cela vient casser l’ambiance mystérieuse de cette série.

Au cœur du mystère

En parlant de mystère…elle est mal dosée. Une ambiance assez bizarre émane de cette série. On comprend que chaque personnage renferme un secret (la palme revient à Hiroshi Hatake) que l’on devrait découvrir peu à peu. Est-ce la bonne solution ? Trop de mystère et peu de réponses peuvent faire fuir le téléspectateur. La série souffre aussi de certaines lenteurs et des incohérences qui nous font douter de la qualité de la série. De plus, il ne faut pas être « claustrophobe », l’action se déroule seulement dans l’enceinte confinée de la station…

De bien des manières, Helix peut faire penser à un mauvais Lost qui avait su intriguer avec du mystère bien dosé dans la première saison, à la sauce The Walking Dead et Contagion. Enfin, le triangle amoureux Alan Farragut/Julia Walker/Sarah Jordan instauré dès les débuts du show n’a pas sa place. Au final, Helix n’a rien de bien original. On sait bien avant de commencer la série que ce sont certains scientifiques de ce labo qui ont créé ce virus. Il ne reste plus qu’à déterminer qui est le responsable.

Helix aurait pu être LA bonne surprise de cette rentrée série 2014. Mais elle souffre de plusieurs erreurs qui nous poussent à arrêter de regarder. Si elle veut plaire au plus grand nombre, ce n’est pas la bonne voie… Espérons qu’elle s’améliora sur la longueur, il ne lui reste que 7 épisodes (sur les 13 prévus) pour nous le prouver.

 

 

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