[Rétrospective] Jeu vidéo et cinéma: d’un écran à l’autre

Le mois de mars marque la sortie de deux films qui ont un lien avec l’univers du jeu vidéo. D’un côté, Alicia Vikander reprend le célèbre rôle de Lara Croft dans Tomb Raider, réalisé par Roar Uthaug. De l’autre, Spielberg sort son deuxième film cette année après Pentagon papers : Ready Player One, adapté du roman de Ernest Cline et dans lequel les humains se réfugient dans un univers virtuel appelé OASIS. Deux exemples qui montrent la relation bilatérale qu’entretiennent les deux supports.

Echange de bons procédés

Jeu vidéo et cinéma sont liés de par leur nature même : ce sont deux supports visuels, qui présentent des séquences d’images animées. Tous les deux nous embarquent un autre univers, réaliste ou non, et nous racontent une histoire. La différence majeure entre les deux se situe dans le rôle que possède le public : au cinéma, nous ne sommes que spectateurs, tandis que le jeu vidéo nous donne la possibilité d’agir, d’être acteurs.

Peu étonnant alors de voir combien les deux médias s’inspirent l’un de l’autre. Le jeu vidéo, au fil des années, a considérablement amélioré sa qualité visuelle et propose aujourd’hui parfois de réelles histoires, à la narration construite et à la photographie époustouflante. Il a même ses propres acteurs, grâce à la technologie de la motion capture, qui permet d’enregistrer les mouvements d’une personne pour la retranscrire sur ordinateur (c’est cette technique qui transforme notamment Andy Serkis en César dans La Planète des Singes). Sans compter, bien sûr, la production de jeux vidéos dérivés de certains films, qui permettent une source de profit supplémentaire pour la franchise à laquelle ils appartiennent.

Mais l’influence est aussi vrai dans le sens inverse. Le cinéma a toujours aimé s’inspirer de narrations issues d’autres supports : on ne compte plus désormais le nombre de romans adaptés sur grand écran, mais le jeu vidéo est lui aussi très prisé. Le plus célèbre exemple est bien sûr celui de Tomb Raider, jeu vidéo datant de 1996 et adapté pour la première fois en 2001 par Simon West, avec Angelina Jolie dans le rôle principal. Depuis, de nombreux films adaptés de jeux populaires ont vu le jour, de Assassin’s Creed à Resident Evil, en passant par Warcraft. On compte aussi beaucoup de mauvaises adaptations, certains cinéastes ayant visiblement échoué à retranscrire l’univers du jeu vidéo, et à convaincre des fans souvent exigeants.

Même dans les films qui ne sont pas des adaptations de jeu vidéo, celui-ci peut transparaître, de manière explicite avec notamment l’avènement du personnage du “geek”, cet adolescent ou adulte addict aux jeux vidéo qui se révèle généralement être une aide précieuse quand il s’agit de résoudre des problèmes liés à l’informatique, ou de manière implicite, en inspirant le cinéma dans ses techniques (notamment en termes d’effets spéciaux) et ses histoires : en témoignent la multiplication de films qui mettent en scène des mondes virtuels ou des personnages dotés d’avatars en tous genres. D’autant de pistes de réflexions qui seront développées tout au long du mois afin de mettre en relief ce lien fort bien que parfois discret qui unit ces deux piliers du monde du divertissement.


A découvrir chaque samedi dans la rétrospective Jeux Vidéo :

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