[Rétrospective] La famille au cinéma : unis pour le meilleur et pour le pire

Les sorties cinéma de juillet et août sont catégoriques : l’été 2018 sera sous le signe de la famille! Si le film le plus important, en termes d’attente, de renommée ou de budget est sans nul doute Les Indestructibles 2, sorti le 4 juillet dernier, de nombreux autres longs métrages plaçant les liens familiaux au premier plan font leur arrivée dans les salles obscures cet été, du drame Mes Frères (4 juillet) à la comédie Une famille italienne (1er aout) en passant par notre coup de cœur de Cannes, Le Monde est à toi (15 août). L’occasion de s’arrêter durant ces deux mois sur l’un des thèmes les plus riches et appréciés des cinéastes.

« Ohana signifie famille », « Luke, je suis ton père », « Mes chers parents, je pars »… Les citations sont devenues cultes et ça se comprend : qu’elles soient issues de dessins animés comme Lilo et Stitch, de films de science-fiction comme Star Wars ou de comédies françaises comme La famille Bélier, elles prouvent à quel point la famille est un sujet populaire au cinéma et à la télévision. Mais pourquoi ? La première explication est qu’il s’agit d’un sujet universel auquel tout le monde s’identifie d’une façon ou d’une autre, que l’on ait une famille ou que l’on n’en ait pas, que l’on considère que notre famille est géniale, ennuyante, bizarre voire parfois mauvaise ou dangereuse. Même dans les familles les plus extraordinaires, comme Les Indestructibles, on reconnait un peu de la sienne.

Qui dit familles diverses, dit films divers

Il faut dire aussi que le thème de la famille est idéal pour les cinéastes, car il est très, très vaste. Aucune famille ne se ressemble, et surement aucune famille n’est parfaite. Elle peut être dite traditionnelle, composée d’un père, d’une mère et d’un ou plusieurs enfants. Mais elle peut aussi être monoparentale (lorsqu’un parent élève seul son enfant), recomposée (lors d’un remariage), homoparentale (lorsque deux personnes du même sexe élèvent ensemble un enfant), nombreuse ou composée d’un enfant unique.

A partir de cette diversité, les types de trames narratives peuvent encore se décupler : parfois on cherche à retrouver sa famille, comme c’est le cas de Saroo (Dev Patel) dans Lion, qui, après avoir perdu sa famille en Inde étant enfant, a été adopté par une famille américaine. D’autres fois, on cherche à la garder, comme dans le cas de séparation des parents dans Kramer contre Kramer ou quand le tuteur est jugé inapte à élever l’enfant dans Mary ou Sam, je suis Sam. D’autres fois encore on en fait le deuil, comme dans Captain Fantastic ou Manchester by the sea.

La famille peut être alors représentée de manière positive, comme un groupe de personnes liées par un fil inébranlable, qui seront toujours là les unes pour les autres. A l’inverse, elle peut aussi être un étau étouffant voire une prison quand la confiance est inexistante, quand l’un des membres est violent, comme c’est le cas dans Le château de verre, ou n’accepte pas les décisions d’un autre membre, comme son homosexualité ou ses choix de vie.

Enfin, la notion de famille varie selon les cultures, et certains films ou séries permettent justement aux spectateurs de prendre du recul pour comprendre ces différences. Dans le film éponyme de Disney, Mulan se bat pour l’honneur de sa famille, très important dans la culture japonaise, tandis que le film Noces nous plonge au cœur d’une famille pakistanaise et du thème du mariage forcé.

On comprend donc que la sphère familiale est le terrain de jeu idéal des cinéastes. On la retrouve très souvent dans les films pour enfants, car elle a généralement une grande importance dans la vie des jeunes spectateurs, que ce soit dans le dernier film de Pixar, Coco, ou même dans Raiponce ou La Reine des neiges. Mais il existe aussi des films bien plus sombres, émotionnellement durs ou violents, qui montrent la réalité de certaines familles tel que le film français Jusqu’à la garde, qui abordait le sujet des violences conjugales, ou bien le Prix du Jury à Cannes cette année, Capharnaüm, qui évoquait les mariages forcées imposés par les parents à des jeunes filles. Ce ne sont donc pas les possibilités qui manquent pour traiter les liens familiaux au cinéma et à la télévision, ce qui donne en conséquence des films et séries très variées. Nous essayerons toutefois, tout au long des mois de juillet et d’août, de vous présenter quelques grands thèmes qui nous ont paru se démarquer de cette diversité.


Découvrez durant tout l’été les articles de notre rétrospective Famille:


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