CannesRétrospectives

[Rétrospective] Cannes : 8 Palmes d’or qui ont marqué la rédaction

En septembre 1939, Louis Lumière foule les pavés cannois en tant que président d’honneur du premier festival international du film. Cannes sera désormais, une fois par an, le plus grand événement de cinéma au monde. Le début d’une longue série, qui s’est construite année après année. L’Histoire a fait que l’on retient l’année 1946 comme celle de la première édition du festival, tel qu’on le connait aujourd’hui. Même si depuis, il y a eu beaucoup de changements.

La rédaction de Silence Moteur Action a choisi huit Palmes d’or, huit films qui ont marqué l’histoire du palmarès autant par leur qualité que par leur polémique. L’occasion d’un voyage rapide au travers de 70 éditions, et de quoi ouvrir l’appétit pour une édition anniversaire qui s’annonce haute en couleur.


1946 – Brève rencontre (David Lean)

Brève Rencontre est l’histoire d’une femme qui croise dans une gare un homme par hasard, une fois, puis par curiosité une seconde fois. Les jours défilent, et les deux inconnus apprennent à se connaitre. En dehors de cette gare, l’un et l’autre sont mariés.


1964 – Les parapluies de Cherbourg  (Jacques Demy)

Les Parapluies de Cherbourg, Palme d’Or 1964, n’a sur le papier rien de très enchanté. Et pourtant, nul n’ignore le ballet bariolé et réjouissant qu’est le film de Demy. Menace de la perte, douleur de l’absence, précarité, heurt entre désir et convictions, résignation, déception, barrière des classes, solitude : une infinie mélancolie parcourt le film. Y a-t-il un plan plus triste que le travelling arrière qui abandonne Geneviève sur le quai de la gare ?


1990 – Sailor et Lula (David Lynch)

Il fut un temps où David Lynch n’était pas unanimement acclamé par les foules… comme l’illustre la remise de sa Palme d’or en 1990 pour Sailor & Lula où il fut autant hué qu’acclamé. Sailor et Lula, deux jeunes amoureux, fuient Marietta, la mère de la jeune fille qui s’oppose à leur idylle, ainsi que toute une série de personnages dangereux et mystérieux qui les menacent. L’amour triomphera-t-il de la violence qui les entoure ?


1994 – Pulp Fiction (Quentin Tarantino)

En 1994, Clint Eastwood, président du jury du quarante-septième Festival de Cannes, décernait la Palme d’or à Quentin Tarantino pour son second long-métrage, Pulp Fiction. Ironique peut-être de voir le cinéaste de la narration dans sa forme la plus classique – on pense à Gran Torino ou à Million Dollar Baby – adouber celui qui va devenir le cinéaste de la non-linéarité.


2000 – Dancer in the dark (Lars Von Trier)

Lars Von Trier est de ces réalisateurs dont la présence à Cannes angoisse comme excite. Si l’année 2000 n’a finalement pas été celle de l’apocalypse, ce fut l’année de la remise de la Palme d’Or à Dancer in the Dark. L’histoire : Selma Jezkova, émigrée tchèque et mère célibataire, travaille dans une usine de l’Amérique profonde. Elle trouve son salut dans sa passion pour la musique, spécialement les chansons et les danses des grandes comédies musicales hollywoodiennes. Selma garde un lourd secret : elle perd la vue et son fils Gene connaîtra le même sort, sauf si elle réussit à mettre assez d’argent de côté pour lui payer une opération.


2004 – Fahrenheit 9/11 (Michael Moore)

L’expression « historien du présent » ne peut pas prendre plus sens qu’avec le cinéaste Michael Moore. En 2004, le jury cannois décide de lui remettre la Palme d’or pour Fahrenheit 9/11, dans lequel le documentariste attaque de front les problèmes de l’Amérique, et sa source principale selon lui : George W. Bush.


2009 – Le Ruban Blanc (Michael Haneke)

Le Festival a ses habitués, et plus les années passent, plus il est accusé de décerner des Palmes de « copinage ». Le Ruban Blanc n’a pas échappé à la polémique… Haneke entreprend une description dénonciatrice de la société fermée et quasi féodale d’un petit village du nord de l’Allemagne puritaine. Une énième réflexion sur l’origine de la violence, qui, selon les critiques, n’est pas vraiment aboutie.


2013 – La vie d’Adèle (Abdellatif Kechiche)

Abdellatif Kechiche n’est pas le dernier en matière de polémique, et pourtant en 2013, il met tout le monde d’accord en remportant la Palme d’or pour La Vie d’Adèle. Consensuel portrait de jeunes filles, chronique sentimentale indifférente à l’objet amoureux, qui préfère suivre son personnage au gré des premiers tremblements de la chair jusqu’aux désillusions du couple.


[wysija_form id= »2″]

Comments (2)

  1. […] Cannes: 8 Palmes d’Or qui ont marqué la rédaction […]

  2. […] Cannes : les 8 Palmes d’Or qui ont marqué la rédaction […]

Comment here