Pompei : Critique du film de Paul W. S. Anderson (sans spoilers)

Entre deux Resident Evil, Paul W. S. Anderson s’accorde une petite pause sérieuse dans sa carrière cinématographique pour contrebalancer ses navets. Aux commandes d’un des péplums les plus attendus de 2014 avec Pompei, le réalisateur comptait inscrire son oeuvre aux panthéon des films catastrophes qui basé sur une histoire vraie, pouvait prétendre à rivaliser avec Roland Emmerich, voire même Titanic. Alors pari réussi ou échec mythologique ? Silence Moteur Action vous répond avec sa critique !

C’était le joyau de l’Empire…

Cette critique sera sans spoilers. Mais difficile de faire une critique sans spoilers quand on connait déjà la fin… Car à moins de vivre sur une autre planète, d’avoir déserté les bancs de l’école ou d’être frappé d’amnésie, on a tous entendu de près ou de loin de Pompei : une ville prospère sur des terres fertiles aux pieds d’un volcan, le Vésuve, qui entre en éruption un après-midi de 79 après J.C et plonge la ville sous les cendres pour l’éternité, ses habitants avec. C’est cette histoire que veut raconter Paul W. S. Anderson avec pour fond une histoire d’amour entre un esclave et une riche citoyenne de la ville.

Sur le papier, tout à l’air bien. Des effets spéciaux, de beaux gladiateurs et une belle histoire d’amour peuvent suffire à faire de cette histoire vraie un bon blockbuster américain. Mais dès la bande-annonce, ça coince… Pompei n’a jamais été au bord de la mer pour commencer. Alors certes, on chipote, soit. Mais bon voir un mini-tsunami mettre sens dessus dessous la ville à moitié ravagée n’était pas obligatoire, le tout servi par des effets spéciaux dignes des studios Asylum et une 3D clairement inutile (si c’est sympa de se prendre quelques flocons de cendres dans la figure…), et la fin du film nous laisse sur un goût amer : Ça s’est vraiment passé comme ça ? Réponse : Non, on est à côté de la plaque… mais vraiment.

Le pot-pourri cinématographique… mais très pourri

Notre Jon Snow de Game Of Thrones, alias Kit Harrington pour les intimes suffit à faire déplacer les demoiselles dans les salles de cinéma. Le beau brun a gagné en abdos, et le minet-musclor combat en tant que gladiateur en petite tenue, et tombe amoureux, en 10 secondes, d’une jolie noble qui fait aussi toute l’attention du sénateur Quintus joué par Kiefer Sutherland, héros de 24. Tous les ingrédients sont réunis ici pour nous faire passer un bon moment :  une histoire d’amour, un méchant vraiment badass, et un drame naturel.

Si la réalité historique liée à la destruction de Pompei reste totalement à revoir, on préfère se pencher sur le reste. Mais quel reste ? Pompei s’embourbe dans des combats de gladiateurs du début jusqu’à la fin et celui qui arrive à pleurer pour le couple d’amoureux mérite d’être interné… Les scènes d’actions sont grotesques et très exagérées mais répondent largement aux codes du blockbuster américain : courses-poursuites de chars contre un cheval, apocalypse version le Pic de Dante croisé avec Volcano, une histoire d’amour impossible à la Jack et Rose Dawson, méchant impitoyable servi par son second mono-expressif… bref, Pompei est un savant mélange raté de Gladiateurs, Titanic, Fast & Furious et 2012.

Très kitsch, le film en devient très vite ridicule, long et ennuyeux à mourir. Là où l’histoire se veut dramatique, le spectateur rigole ; là où le film se veut réaliste, les historiens se pendent ; là où Paul W. S. Anderson passe, les connaisseurs de Pompei et fans de blockbusters trépassent… Impossible donc de sortir de ce film sans être déçu. Vraiment.

Conclusion : Bon pour terminer, tout ce qui a été dit à propos du film Pompei était faux ou presque. Silence Moteur Action n’a pas vu Pompei mais la parodie du film que nous comptions voir. D’où le fait que nous avons été déçus. Demander donc à Paul W. S. Anderson de vous envoyer les bobines de la version définitive… la vraie.

Note : 3/20 (Pour les paysages en images de synthèses…) soit 0,5 petites étoiles, très petites

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