Poldark : En attendant Outlander…

Alors que la torride et pas du tout addictive Outlander s’apprête à faire son retour ce soir sur les écrans américains (après 6 mois de hiatus), Silence Moteur Action vous présente la série qui va vous aider à occuper les dernières heures d’attente : Poldark. Paysages de rêves, acteurs en costume et histoires d’amour torturées sont au programme de ce drame britannique.

Adapté d’une série de romans

Après trois ans passés à combattre lors de la Guerre d’Indépendance Américaine, Ross Poldark (incarné par Aidan Turner, le Kíli de la trilogie du Hobbit) revient dans sa ville natale, en Cornouailles. Il est surpris de constater que la vie a continué pendant son absence et ce malheureusement, en sa défaveur. La femme qu’il aime est fiancée à son cousin, ses terres ont été abandonnées et la population est affamée. Il décide alors de relancer la mine familiale, à la fois dans l’espoir de rétablir sa fortune et de permettre aux habitants de sortir de la misère.

Les aventures littéraires de Poldark s’étendent sur douze romans, écrits par Winston Graham, entre 1945 et 2002. Poldark (2015) est en fait la deuxième tentative d’adaptation de la série des Poldark par la BBC. Une première version avait été diffusée entre 1975 et 1977. Les deux séries se distinguent par le matériel qu’elles couvrent : celle des années 70 mettait en scène les quatre premiers volumes (2 saisons, 29 épisodes) tandis que celle de 2015 ne s’intéresse qu’aux deux premiers (pour l’instant, une saison de 8 épisodes).

Choix hasardeux pour cette dernière puisque les deux premiers tomes de la saga Poldark couvre une période de 7 ans. Les téléspectateurs assistent ainsi à une histoire en accéléré où le passage d’un épisode à l’autre peut être synonyme d’une ellipse de plusieurs mois. Si cela évite d’avoir une intrigue trop paresseuse, l’empathie accordée aux personnages, notamment secondaires, en est également diminuée.

Ross Poldark, le héros romantique

L’histoire se concentre autour du personnage de Ross Poldark. Engagé dans l’armée pour éviter des poursuites judiciaires, il revient dans ses terres, transformé. Amoureux d’Elizabeth, désormais promise à son cousin Francis Poldark, il incarne ce héro tourmenté par la solitude. Mélancolique, Il est également révolté par la condition de la population, presque réduite à l’esclavage par les nobles de la ville.

Poldark est un marginal : accepté grâce à son nom mais rejeté à cause de ses croyances. Aiden Turner l’incarne avec une belle conviction et lui prête ses expressions de petit chiot blessé. Si bien qu’il ne tardera pas à faire craquer les téléspectateurs (parce que oui, on le voit torse nu). C’est sans doute un choix de la production mais il manque ce côté ouvertement tourmenté du personnage. Ce côté obscur est légèrement montré mais très peu exploité. 

Des thèmes intemporels

Intrigues précipitées, personnages à la personnalité à peine effleurée… Pourquoi regarder Poldark alors ? Tout simplement parce que la série arrive à recréer une ambiance particulière avec des questions sociales qui apportent du suspense. Ainsi, les personnages luttent avec leurs histoires d’amour. Elizabeth avec son mari, plus aussi parfait après la cérémonie, regrettant d’avoir délaissé Ross. Ce dernier, cherchant à oublier Elizabeth et se découvrant une nouvelle histoire d’amour. Ou encore Verity, la vingtaine passée et toujours célibataire.

La série fait également la critique du système social en place : les habitants, les paysans peu considérés, la noblesse vivant de ses richesses. La lutte des classes prend de plus en plus de place dans les épisodes : on ne peut que redouter l’explosion qui se profile. Par ailleurs, la rivalité entre Ross et George Warleggan offre de nouveaux enjeux à l’histoire, un danger supplémentaire quant aux actions des deux protagonistes.

Poldark, c’est un peu Outlander qui rencontre Orgueils et Préjugés. Si elle n’apporte rien au genre, elle permet de passer un bon moment. Les relations entre les personnages et les enjeux sous-jacents permettent d’accrocher au charme de la série. Et quoiqu’on en dise, voir Aidan Turner dans le premier rôle d’une série, ça fait du bien ! 

Poldark, les dimanches soir (22h heure française), BBC One. 

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