Penny Dreadful: Enfin de l’horreur sur nos écrans

C’est au tour de Showtime de se lancer dans l’horreur. Ce dimanche, la chaîne câblée a diffusé le premier épisode de Penny Dreadful. La série américano-britannique compte nous faire peur. Et elle le fait bien. Silence Moteur Action a vu le premier épisode, et donne son avis.

Encore une série horrifique. Après le succès de The Walking Dead, la controversée American Horror Story et la plus ou moins réussie Hemlock Grove, c’est au tour de Penny Dreadful de faire couler un peu d’encre (et de sang). Située en 1891, la série produite par Sam Mendes (Away we go, James Bond…) nous emmène dans les rues de Londres, rongées par un mal démoniaque. Pour ça, Josh Hartnett va rejoindre le duo Eva Green/Timothy Dalton. La James Bond Girl de Casino Royale y joue un médium angoissant, et le James Bond de 1987 interprète un père à la recherche de sa fille, enlevée. Ce trio va devoir affronter des créatures plus maléfiques les unes que les autres, dans un univers imaginé par John Logan (Gladiator, Sweeney ToddAviator…).

Sang, apparition, cadavres… Autant de choses que le fan de séries est habitué à voir, surtout depuis quelques années. Mais pour une fois, ça fait peur. Dès la scène pré-générique, Penny Dreadful réussit là ou d’autres n’y arrivent pas: faire sursauter et avoir envie de mettre pause. Pour ça, les scénaristes ont tout compris. Le gore est présent, mais complètement justifié. Et il n’est pas utilisé pour faire peur, mais pour mettre mal à l’aise. Mission réussie. Les différents réalisateurs ne se concentrent pas sur ce que le personnage voit, mais sur sa réaction. C’est bien connu : ce qui fait peur, c’est ce qu’on ne voit pas. Plusieurs scènes sont effrayantes car justement, on ne sait pas à quoi s’attendre. La série est aussi aboutie visuellement. Le réalisateur joue avec les couleurs, et plus particulièrement le rouge, présent lorsque Eva Green est dans la scène.

Un casting quatre étoiles

Parce que Penny Dreadful, ce n’est pas juste de l’ambiance. Le casting est parfait. Sans avoir vu la série, on ne pouvait être que content que de voir trois acteurs de ce talent réunis sur le petit écran. Green et Dalton ont tous les deux la tête de quelqu’un qui en sait plus qu’il ne le dit. Avec son regard froid, l’actrice française, qui joue pourtant une « gentille », fait flipper dès qu’elle apparaît. Quant à Dalton, il rassure le spectateur tout en lui faisant peur. Disons le franchement, ce mec pourrait jouer le diable dans un épisode, et un ange dans l’autre. Puis vient le tour de Josh Hartnett, qui interprète ici un comédien aux talents cachés. Un rôle dans lequel personne ne l’attendait lui qui était inscrit aux abonnés absents depuis quelques années.

Derrière tout ça, une question, abordée dans plusieurs séries dont Lost: Y-a-t-il une frontière entre la science et le surnaturel? Je doute qu’on ait une réponse d’ici la fin de la première saison. Mais je suis convaincu que ces huit épisodes de 50 minutes m’empêcheront de dormir longtemps après les avoir vus.

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