Obvious Child, provocante et moderne, la rom’ com’ de la rentrée (critique)

Obvious Child (Gillian Robespierre) sort au cinéma le 3 septembre. Silence Moteur Action a eu le chance de voir le film, voici notre petite critique, toujours sans spoilers (ou presque !).

Obvious Child, de quoi ça parle ?

« La vie de la jeune Donna Stern n’a rien de particulier : un petit ami, un job dans une librairie, sa bande de potes, des parents divorcés… Mais, chaque soir, sur une scène de Brooklyn où elle interprète son numéro de stand-up, ce quotidien banal devient une source inépuisable de sketches. Avec un humour ravageur et souvent cru, Donna y déballe sa vie intime, ne prend rien au sérieux, se moque de tout et surtout d’elle-même. Mais, coup sur coup, Donna perd son travail, se fait larguer par son petit ami, déprime, a une aventure alcoolisée d’un soir et… tombe enceinte. Dès lors, Donna va devoir assumer ses choix et grandir un peu, mais peut-être aussi rencontrer l’amour au moment où elle s’y attend le moins« .

L’amour et la vie au premier plan

Obvious Child a tout d’une comédie romantique classique : Donna (Jenny Slate) rencontre Max (Jake Lacy) alors qu’elle vient de se faire larguer. Une aventure d’un soir mais qui pourrait bien changer leur vie. Et pourtant, ce film signé Gillian Robespierre (et qui adapte son court-métrage datant de 2009) aborde un thème sensible, celui de l’avortement. Donna ne se sent pas prête à accueillir ce bébé alors qu’elle vient de tout perdre. C’est en suivant son instinct et sur les conseils de sa meilleure amie qui est déjà passée par là, qu’elle décide de dire au revoir à ce futur-là. Durant les 1h20 qui composent le film, on suit le parcours de cette jeune femme un peu perdue, entre un père qui ne prend pas les choses au sérieux et une mère préoccupée par son futur. Même si Obvious Child traite du thème de l’avortement, l’histoire ne se concentre dessus, elle est brodée autour. Ce qui est mis en avant c’est l’histoire entre les deux personnages principaux, Donna et Max. Doit-elle annoncer à un homme qu’elle ne connait pas qu’elle est enceinte de lui ? Si oui, comment lui dire ? Loin d’être la fin de leur histoire, cette étape difficile va leur permettre de se rapprocher.

Des défauts qui gâchent le film

On vous prévient tout de suite : Obvious Child est une « dramedy » pas très glamour. Pas glamour dans le sens où l’humour y est un peu potache et beaucoup trop présent. On aurait pu s’en passer parfois. Histoire de nous mettre dans le ton, Obvious Child commence par un sketch de Donna parlant de ses menstruations. Pourquoi pas. Le film nous offre aussi des personnages clichés à la pelle : de la meilleure amie hippie au meilleur ami gay en passant par les parents divorcés avec le père proche de sa fille et la mère qui est distante. Malgré quelques défauts, les personnages principaux sont plutôt sympathiques même si les acteurs manquent parfois de relief. Jenny Slate agace autant qu’elle plait. 

Note : 12/20 Obvious Child est un film qui passe plutôt bien. Bien qu’un brin provocateur, le film offre une fresque moderne et dans l’air du temps. Mais pas sûr que son style plaise à tous.

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