New York Melody : Pour l’amour de la musique (critique du film sans spoilers)

Le 30 juillet prochain sortira sur nos écrans le film New York Melody (titre original : Begin Again) porté par le duo Keira Knightley et Mark Ruffalo. Une comédie romantique ? Pas vraiment. Une comédie musicale ? PresqueSilence Moteur Action a eu la chance de voir le film, découvrez notre critique. 

New York Symphony

New York Melody est un film réalisé par John Carney. Il y a d’un côté la douce Greta (jouée par Keira Knightley), parolière et accessoirement chanteuse qui vient de se faire larguer par son copain de longue date, Dave (interprété par Adam Levine, vous savez, le chanteur des Maroon 5). Celui-ci vient de décrocher un contrat dans une grande maison de disque et tombe rapidement amoureux de son attachée de presse. De l’autre côté, nous avons Dan (Mark Ruffalo), qui vient de se faire virer du label musical qu’il a co-créé des années auparavant. Il vit séparé de sa femme et de sa fille et vit une histoire d’amour passionnée avec… l’alcool. Un soir il rentre dans un bar et entend une chanson qui va changer sa vie. Une chanson interprétée par Greta, le soir même de sa séparation avec Dave. Même s’il s’est fait virer de son label, Dan veut quand même produire la jeune femme. Sans studio d’enregistrement, il propose à Greta d’enregistrer son album dans les rues de New York. Accompagnés de musiciens, ils parcourent la ville à la recherche du parfait spot pour chanteur ses titres.

Le film de John Carney est une petite beauté malgré quelques accrocs. La première demi-heure du film parait longue à cause de sa construction : la rencontre entre les deux personnages principaux se fait rapidement et le spectateur peut être un peu perdu. On ne connait rien d’eux mais toutes nos questions obtiennent des réponses grâce à un jeu de flashbacks. L’intérêt de New York Melody apparaît dès la moitié du film, lorsque Dan et Greta commencent à enregistrer l’album. Ce sont ces diverses scènes musicales qui font la beauté de ce film : que l’on accroche ou non à ce style de musique (un mélange de pop et de folk), on est quand même touché par les chansons parfois mélancoliques et la prestation de Keira Knightley. On peut se retrouver dans les paroles écrites par la jolie britannique. Les personnages secondaires sont quant à eux réussis à l’instar de la star montante d’Hollywood Hailee Steinfeld ou encore de Cee Lo Green qui trouve facilement sa place.

De la satire de l’industrie musicale ?

En filigrane de ce film mignon tout plein, on lit une critique claire de l’industrie musicale et ce n’est pas pour rien. Le réalisateur John Carney (qui a récidivé après l’excellent Once) est un ancien musicien professionnel : « J’ai bien connu l’industrie musicale avant d’entamer ma carrière au cinéma et à la télévision mais c’est un milieu qui a beaucoup changé ces dernières années ». Le film dessine deux visions différentes de la musique. Il y a d’un côté Dan et Greta. Dan a créé dans le passé un label indépendant mais qui s’est peu à peu transformé tandis que leurs activités se fructifiaient. Son label prend aujourd’hui une large part sur les bénéfices engendrées par ses artistes. Cette situation ne semble pas convenir à Dan qui n’a fait signer aucun artiste en 7 ans laissant ainsi toute la place à son partenaire (qui représente le vrai requin). Ce qu’il cherche lui, c’est la différence mais aussi le pur talent, celui qui sait toucher. Un diamant à l’état brut. Tout le contraire des ados stars et de leurs chansons pop que l’on voit de plus en plus. Ce n’est donc pas pour rien si Dan décide de donner sa chance à Greta. Cette dernière dénigre elle aussi l’industrie musicale et devient l’opposé de Dave (Adam Levine) qui a changé dès lors qu’il a mis un pied dans ce milieu. Cette vision de l’industrie musicale, Greta va la porter tout au long du film.

Mais malgré cette critique, John Carney nous fait une jolie déclaration d’amour à la musique, mais aussi à New York qui « devient dans le film un personnage à part entière ». Le film questionne l’importance de la musique dans notre vie et la réponse est claire pour John Carney : elle peut sauver des vies (ce n’est pas un hasard si le film devait s’appeler au départ « Can A Song Save Your Life ? »). Sans être une comédie romantique conventionnelle, New York Melody nous fait rentrer dans l’univers de ces deux personnages qui vont réussir à s’entre-aider grâce à la musique dans des moments difficiles. 

Notre note : 14/20

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