[Critique] Mean Dreams : course poursuite horrifique

Il ne semble pas faire d’énormes remous dans les festivals où il passe. Pourtant, Mean Dreams a réussi à nous convaincre. Certes, le film de Nathan Morlando n’est pas à couper le souffle (quoique), mais il saura séduire l’amateur de thrillers caché en vous. Si vous êtes doté d’une once de fibre romantique, alors promis, vous allez aimer !

Le synopsis met en lumière deux jeunes amoureux en fuite d’un papa un peu trop… taré ! Mais le scénario se concentre davantage à façonner minutieusement un thriller étouffant et captivant plutôt qu’un drame romantique. Et cela fonctionne vraiment bien. Plusieurs éléments construisent ensemble une atmosphère affreusement suffocante, complètement désirée et justifiée. Les lumières sombres obligent le spectateur à se trouver dans un état perpétuel d’attention et de vigilance. Comme un film d’horreur.

Attrape-moi si tu peux

Pensez au cauchemar où un méchant vous court après. Celui où vous courrez lentement tandis qu’il se rapproche derrière vous. C’est exactement l’effet donné par Mean Dreams. L’action avant la réflexion. Penser vient dans la deuxième partie du film. Cela donne encore un peu plus de force aux intentions voulues par le réalisateur : réussir à échapper à tout prix au Grand-Méchant-Papa-Déglingo. L’éclairage très sombre donne aux spectateurs la sensation de vivre ce cauchemar éveillé. D’autant plus que les deux personnages principaux, joués par Josh Wiggins et Sophie Nélisse, sont eux, toujours dotés de lumières sublimant leur visage. La comparaison peut être étrange, mais d’un point de vue purement technique, nous retrouvons la même chose dans Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (Tim Burton). Un monde plongé dans le noir où les « gentils » sont angéliques. Ce contraste permet au public de s’attacher encore plus vite aux protagonistes et donc d’appréhender avec encore plus de hantise ce qui pourrait leur arriver. S’ajoutent à cela des sonorités absolument oppressantes. Les scènes pleines de suspense sont généralement menées sans musique, mais avec de simples grondements. Les paroles se font discrètes. Tout se joue dans une mise en scène très réussie.

Duo plus vrai que nature

Mais le duo formé par Josh Wiggins et Sophie Nélisse apporte une solidité sans faille à la totalité du film. Ensemble, ils représentent le premier amour. Ils sont à la fois tendres et doux, mais aussi plongés dans un univers menaçant. Mean Dreams est donc une grande métaphore des difficultés du premier amour (et Nathan Morlando le confirme dans notre entretien). L’interprétation de Sophie Nélisse est, une nouvelle fois (après L’Histoire de l’Amour), époustouflante ! On peut en être sûr, l’actrice va bientôt mettre le monde à ses pieds. Elle est clairement le point fort du duo mis en scène, mais Josh Wiggins ne s’efface pas pour autant. Ce binôme n’aurait pu être construit autrement.

Conclusion :  Mise en scène puissante et scénario efficace portés par un casting prometteur, Mean Dreams est un thriller à ne pas louper en 2017.

Mean Dreams
De Nathan Morlando
Sortie le 5 avril 2017

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