Manhattan Love/Hate Story

Apparemment les chaînes américaines ont fait le pari de la rom com pour la rentrée. On peut s’étonner de ce choix quand on sait que Mixology (ABC) n’avait pas attirer les foules malgré une ambiance plutôt sympathique et un procédé intéressant. Alors est-ce que Manhttan Love Story a ce petit truc en plus qui peut en faire une bonne série ? On a des doutes chez Silence Moteur Action…

De quoi ça parle ? La série vous propose de suivre étape par étape la relation d’un couple dès leur rencontre en profitant de leurs pensées à voix haute.

 

 

Rom Com Power

Vous êtes fan des comédies romantiques américaines ? Vous ne pouvez pas concevoir une dvdthèque sans 27 Robes, Something Borrowed ou 500 jours ensemble ? Pour vous les meilleurs films de l’année 2014 se trouvent parmi Nos Étoiles Contraires, New York Melody et Un Amour sans Fin alors Manhattan Love Story a clairement été pensée pour vous. Tout y est, la pop musique entraînante, la grande ville (New York), son métro et ses cages d’escaliers interminables, le beau gosse cynique mais pas mauvais bougre (Jake McDorman), la jeune péronnelle qui débarque de sa campagne (Analeigh Tipton), les amis bien intentionnés (Jade Catta-Pretta), la famille envahissante (Nicolas Wright, Chloe Wepper, Kurt Fuller), les collègues de boulot prêt à tous les coups bas pour sauver leurs places et les premiers rendez-vous qui tournent mal… Parce que oui, la rencontre de Dana et Peter, totalement orchestrée, tourne au désastre. Vous l’aviez vu venir évidemment. Elle est naïve et déstabilisée par son arrivée récente. Il est frimeur et macho. À première vue ils n’ont rien en commun et pourtant… Vous connaissez la chanson. ABC récupère Analeigh Tipton (Crazy Stupid Love,Warm Bodies, Two Night Stands), une habituée du style pour sa rom com, elle fait le job mais sans plus. Rien ne ressort de franchement étonnant dans ce pilot qui est finalement rien de plus que ce que le titre promettait, une histoire d’amour banale comme il y en a des centaines dans une grande ville. Si on ne s’attarde pas trop sur les détails, on doit quand même reconnaître qu’à quelques rares instants c’est drôle et mignon. Malheureusement c’est un travail standard voire bâclé qui n’a trompé personne puisque ce pilot n’a attiré que 4,7 millions de téléspectateurs (pires scores de la chaîne pour un lancement). On en attendait pas grand chose et on était visiblement pas les seuls.

Et le hic c’est que…

Non croyez bien que Manhattan Love Story ne laisse rien de côté et suit scrupuleusement la charte des rom com que vous aimez mais il y a bien un hic…non seulement Manhattan Love Story ne bouleverse pas trop le genre dans lequel elle s’inscrit mais elle use des facilités du genre voire tombe carrément dans la série sexiste. Si les premières minutes d’une série sont souvent déterminantes, ce n’est pas très bon signe pour celle qui nous intéresse aujourd’hui. La première séquence se déroule dans les rues de Manhattan. Au cours de cette séquence, Dana et Peter déambule dans la foule, le premier est en plein repérage de conquêtes alors que la seconde s’imagine en plein shopping virtuel. Ça ne vole pas très haut et honnêtement on aurait pu s’arrêter là. Malgré quelques scènes pas très fines, des blagues vues et revues, on se laisse parfois avoir, dans des moments d’égarements, par le côté mignon de Manhattan Love Story. Pas sûr que cela suffise cependant… Manhattan Love Story ne brille pas par son originalité (on commence à désespérer par les nouveautés de la rentrée 2014), et enfonce le clou en ayant recours à ce qui apparaît clairement comme LA mauvaise idée de ce pilot – la voix off. L’art de la voix off est un art difficile. De bonne idée, de dynamique, d’introspection sympathique on se retrouve souvent avec une voix off insupportable qui vous noie de paroles inutiles. Loin d’être d’une originalité décoiffante dans une rom com, elle est ici à la limite du supportable. On hésite à couper le son. C’est un flot de paroles ininterrompues…doit-on y voir par là une stratégie pour nous hypnotiser ?! C’est clairement beaucoup trop bavard pour être agréable. Les acteurs ne sont pas trop vilains alors on se demande pourquoi on leur a infligé un boulet pareil.

La rom com est plus difficile à réaliser qu’on le croit. Il faut trouver un équilibre entre romance et côté décalé, sans pour autant tomber dans la guimauve et la parodie. Sans être tout à fait repoussante, Manhattan Love Story rate l’essai. On s’en tiendra là.

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