Lisa Edelstein (Girlfriends’ Guide to Divorce) : « Nous sommes à une période où les femmes sont vraiment mises en avant à la télé »

Vous l’avez vue dans Dr House, elle est aujourd’hui à l’affiche de Girlfriends’ Guide To Divorce, comédie dramatique déjà renouvelée pour trois saisons supplémentaires par Bravo. Rencontre avec Lisa Edelstein.

Pouvez-nous présenter votre série ?

Lisa Edelstein : Girlfriends’ Guide To Divorce tourne autour de mon personnage, Abby. Elle écrit des livres sur la famille, la grossesse et conseille les couples. Mais elle a beau être une spécialiste de l’amour, son mariage vire au naufrage. Elle a beaucoup de mal à concilier sa vie privée et public. A la fin de l’épisode 1, elle arrive à un point de non retour lorsqu’elle déclare en conférence de presse qu’elle souhaiterait que son mari soit mort. Elle détruit sa carrière et son mariage en l’espace d’un instant. Elle doit tout reprendre depuis le début. Voici l’histoire de départ. Mais quand on y réfléchit bien, on comprend que la série parle bel et bien de relation, de mariage, d’amitié, de sexe, de fantasme… C’est la première fois que je peux jouer un personnage si nuancé. La série s’interroge sur la raison pour laquelle la moitié des mariages finissent en divorce.

Qu’aimez-vous chez elle ?

J’aime son courage, sa force. J’aime le fait qu’elle est à la fois une écrivaine à succès mais aussi quelqu’un… d’assez stupide. Elle est naïve sur certaines choses. Comme nous, elle a ses faiblesses et ses forces.

Avez-vous des points communs avec elle ?

Je dirais qu’on est toutes les deux méritantes mais que j’ai plus d’expérience qu’elle ! (rires). J’aime le fait qu’elle adore rire, qu’elle est loyale et qu’elle se relève alors même qu’elle est au plus bas.

Ça vous fait quoi d’être en lead d’une série qui met en avant un personnage féminin ?

C’est génial. Je fais ce métier depuis très longtemps vous savez. Tous les acteurs espèrent avoir des rôles de plus en plus important en vieillissant. En ce qui me concerne, j’ai atteint ce but et c’est incroyable. Je tiens le rôle principal d’une comédie dramatique et romantique alors que j’approche la cinquantaine. C’était inconcevable à l’époque où je commençais dans le métier. Nous sommes à une période où les femmes sont vraiment mises en avant à la télé, avec des personnages bien écrits et traités avec profondeur.

Qu’est-ce qui a déclenché ce changement selon vous ?

Tout d’abord les chaînes du câble, puis Netflix. Il y a tellement de medium qu’on peut raconter de nombreuses histoires.  Et si elle est assez bonne, les gens vont en entendre parler et regarder la série.

Lisez-vous le genre de livre dont votre personnage est tiré ?

Je connais les livres de Vicki Iovine mais à l’époque où ils sont sortis, je n’avais pas encore vécu  les expériences dont elle parle. Je n’étais pas mariée, je n’étais pas encore enceinte, je n’avais pas d’enfant… Donc ce n’était pas le genre de chose que je lisais. Ce qui importe dans la série, c’est que mon personnage écrit sur des choses qu’elle ne maîtrise même pas dans sa vie personnelle.

Il y a-t-il un parallèle avec le métier d’acteur ?

Oui bien sûr. Si vous faites bien votre job, les gens vont en redemander. Il faut constamment se remettre en question, s’améliorer.

Votre audience doit être surtout féminine non ?

Probablement oui… Mais je sais que les hommes qui ont regardé la série ont accroché avec l’histoire parce que ça ne parle pas seulement des femmes. Mais s’ils regardent généralement, c’est parce que leur compagne doit les obliger ! (rires).

Que diriez-vous aux hommes pour les convaincre de regarder ?

C’est une série plutôt sexy (rires). Dans l’épisode 3 je fais une sorte de lap dance !

La nudité ne vous dérange pas ?

Ce qui est fou, c’est que j’ai fait plus de scènes de nudité maintenant que dans l’ensemble de ma carrière ! (rires). C’était l’un des challenges de la série mais j’en suis plutôt fière.

Vous auriez imaginé avoir ce genre de rôle il y a quelques années ?

C’est exactement le type de rôle que je voulais : être dans une comédie dramatique drôle et sexy. Celui que j’avais dans House était bien mais elle était un peu trop refermée sur elle et n’exprimait pas trop ses sentiments. Je n’avais pas vraiment la possibilité d’explorer ce personnage. Je suis plus libre maintenant.

Propos recueillis en table ronde au Festival de Télévision de Monte Carlo le 14 juin.

=> Les photos du Festival, jour 1 et 2

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