Les enquêtes du Département V : Profanation réussit le défi de la suite

Le Danemark envahit décidément tous les écrans français. Après la sortie en VOD de Miséricorde le 27 mars dernier, voilà que l’adaptation des romans de Jussi Adler-Olsen continuent leur bout de chemin. Profanation sort le 8 avril dans l’hexagone. Une bonne raison pour Silence Moteur Action de filer au cinéma.

On ne change pas une recette qui marche (ou quelque chose du genre). Le département V rouvre ses portes. Quelques semaines après la sortie en vidéo à la demande de Miséricorde, le thriller danois revient en France. Au revoir petit écran. Place aux salles obscures. Le deuxième volet, Profanation, pose ses valises au cinéma. Enfin. Cette nouvelle adaptation des romans de Jussi Adler-Olsen succède à un premier épisode réussi avec brio. Sans surprise mais beaucoup de soulagement, il ne déçoit pas les adeptes du genre et les fans de la première heure.

L’inspecteur Carl Mørck reprend du service dans son sous-sol, bien aidé par Assad et leur nouvelle secrétaire (principale source de comédie). Alors que le premier film présentait une politicienne disparue, celui-ci s’intéresse à l’élite du Danemark. De la jeunesse dorée aux riches entrepreneurs, le gratin du Nord passe au microscope du réalisateur Mikkel Nørgaard. Une jeune fille disparaît, alors que deux de ses camarades d’internat subissent un sort fatal. Les deux flics ne croient pas aux coïncidences.

Une passion toujours aussi vivante

Point commun aux deux long-métrages : la passion reste au cœur de l’intrigue. Elle nourrit l’histoire autant qu’elle consume (les spectateurs attentifs comprendront) les principaux intéressés. Le ton est plus sombre que dans Miséricorde. L’humour se fait pourtant plus présent. Nicolaj Liee Kaas et Fares Fares se complètent toujours autant. La noirceur véritable du premier reflète parfaitement la fausse candeur du second. Et parce que la formule du film de 2013 a fonctionné, autant la réutiliser.

Les flash-back servent toujours la narration et forcent le spectateur à s’attacher à une adolescente en manque de repère. Cette enquête force Carl à l’introspection. Son histoire personnelle, toujours aussi peu mentionnée, lui sert de moteur pour élucider ce meurtre. On remarque tout de même que l’humour est plus présent dans Profanation. Il ne faut pas non plus s’attendre à tomber par terre, mais les blagues tombent à pic, surtout dans une ambiance glauque au possible (un internat danois, ce n’est pas ce qu’il y a de plus gai). Et comme il n’y a pas besoin d’avoir vu Miséricorde pour voir Profanation, il est désormais l’heure pour toi lecteur de Silence Moteur Action d’éteindre ton ordinateur, foncer au cinéma et prendre ta place pour ce brillant thriller danois. Cela n’empêche cependant pas de voir le premier volet en VOD.

Profanation : de Mikkel Nørgaard. Avec Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, Danica Curcic…

Le 8 avril au cinéma.

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