Le Labyrinthe (The Maze Runner) : Critique sans spoiler de la naissance d’une grande saga !

Livre de chevet fétiche de toute une génération, Le Labyrinthe (en version originale : The Maze Runner ou L’Épreuve pour le titre du roman) débarque sur grand écran ! Signé par un jeune réalisateur débutant pas si novice qu’il en a l’air, le film introduit une nouvelle saga qui pourrait être en passe de rivaliser avec un Hunger Games ou un Divergente. Est-ce un énième teen-movie à la sauce hollywoodienne ou un bon blockbuster du dimanche soir ? Réponse à la sortie du Labyrinthe !

Le début ou la fin ?

En 2012, un jeune prodige de la réalisation signe un court-métrage intitulé Ruin qui surprend par les prouesses techniques portées à l’écran. C’est Wes Ball livrant là une vidéo qui fera le tour du monde dont des images iront se cacher dans Revolution, la série de JJ Abrams. Le réalisateur novice se retrouve quelques temps après propulsé aux commandes de l’adaptation d’un roman à succès : Le Labyrinthe. Adoré par toute une génération, le livre, et donc le film, nous propose de suivre les aventures de Thomas, un jeune homme qui se réveille amnésique au cœur d’un labyrinthe géant dont les murs changent de place chaque nuit. Coincé sans raison au milieu de nulle part avec d’autres adolescents, Thomas va tout faire pour guider ses semblables vers la sortie malgré les dangers qui se cachent dans les sombres recoins du labyrinthe !

Sans spoilers, ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : le film est bon. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais il reste très divertissant. En tant que premier film porté par de jeunes acteurs, la plupart issus du petit-écran, le résultat final reste plaisant et surtout très prometteur pour la suite. A la manière d’un Lost ou d’un The Village, le mystère s’épaissit au fur et à mesure pour ne trouver sa résolution qu’à la fin… du moins en partie. Des réponses soulevant toujours d’autres questions, la fin ouvre sur de nouvelles aventures qui seront développées  dans un deuxième volet prévu pour 2015. C’est donc là une autre force du film : de mettre en place un univers visuel et scénaristique cohérent qui pourra perdurer sur d’autres opus de la saga.

Qui a copié qui ?

D’une manière générale, l’univers ainsi que l’histoire globale restent des éléments relativement originaux. Cependant, au regard de certaines autres sagas dont la comparaison sera inévitable, Le Labyrinthe semble être une énième histoire d’adolescent. Les mêmes thèmes reviennent sans cesse et la fin du film sera assez similaire à ce que l’on trouve dans Hunger Games ou encore Divergente. Pourtant, en écrivant son roman en 2009, Dashner n’avait à rendre jaloux que très peu d’auteurs. Suzanne Collins avait déjà écrit Hunger Games 1 ans plus tôt et Divergente allait débarquer en 2011 dans les rayons des bibliothèques. Les adaptations en films ne venant que bien plus tard, beaucoup de spectateurs crieront volontiers au plagiat ! Il n’en est rien. Les 3 histoires sont relativement différentes. Si l’aspect arène rappelle bien sûr celle de Hunger Games, le film est plus adulte : les scènes de mort sont explicites et l’histoire ne laisse aucune place aux sentiments. Par rapport à Divergente, il y a plus d’action et surtout l’univers est plus épuré, presqu’un peu trop d’ailleurs. Enfin, le film développe son propre monde régit par des règles bien particulières, et surtout, une mythologie très forte !

Pour défendre le film, il faudra bien sûr laisser la parole aux fans du roman. La fidélité de l’œuvre cinématographique par rapport au livre est discutable. Quand ils ne sont pas simplement supprimés, beaucoup d’éléments ont été modifiés. Mais tout ceci est opéré dans le simple but de rendre le tout plus cohérent afin que le résultat final passe beaucoup mieux à l’écran car oui, tout ne s’adapte pas et le roman de Dashner, quitte à faire grincer des dents, n’est pas non plus un chef-d’œuvre d’écriture malgré ses qualités… C’est donc une bonne adaptation que les fans apprécieront.

Sur la forme

Après le fond, passons sur la forme. Nous le rappelons, c’est un premier film ! Wes Ball disposait d’un petit budget et les effets spéciaux sont donc forcément moins réussis qu’un Avengers. Soit. Le résultat n’en reste pas moins très travaillé et bien pensé. L’ambiance qui caractérise le lieu est prenante et quelques sursauts ne sont pas de trop devant certaines scènes. Il y a évidemment quelques clichés, mais que serait un film hollywoodien sans ses tentatives de tirer une petite larme à ses spectateurs ? Le geste est noble quoiqu’un peut maladroit.

Côté casting, c’est le film de toute une génération qui saura réunir différents publics. Avec Dylan O Brien qui déchaine les passions en rôle titre (Teen Wolf), nous retrouverons à ses côtés Kaya Scodelario (Skins), Will Poulter (Les Miller, Narnia) et bien d’autres… le jeu étant à terme de deviner où tel acteur a été aperçu. Quoiqu’il en soit, ils restent plutôt bons pour de jeunes acteurs et incarnent désormais des nouveaux héros que l’on prendra plaisir à retrouver dans une suite en 2015 : La Terre Brulée.

Conclusion : Visuellement intéressant, le film aborde des thèmes relativement universels pour aller à l’essentiel : divertir. 1h54 de bonne facture s’offre à nous si l’on est pas trop exigeant. Le film a le mérite de mettre en place une saga qui on l’espère, prendra du galon au fil des années. A surveiller de très près.

Le Labyrinthe de Wes Ball

– LE 15 OCTOBRE AU CINÉMA

Avec Dylan O’Brien (Teen Wolf), Thomas Brodie-Sangster (Love Actually; Game of Thrones), Ami Ameen (Le Majordome), Will Poulter (Le Monde de Narnia : L’Odyssée du Passeur d’Aurore) et Kaya Scodelario (Skins; Le Choc des Titans; Les Hauts de Hurlevent)

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