Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées : Cérémonie de clôture pour Bilbo(n)

Troisième et dernier film de la trilogie du Hobbit, « La bataille des cinq armées » prend place quelques instants après les événements du second volet. Après avoir réveillé et affronté le dragon Smaug, les nains menés par Thorin Écu de Chêne reprennent possession du royaume perdu d’Erebor. Mais l’immense trésor que recèle la montagne attire bien des convoitises…

Après deux épisodes plutôt bien appréciés mais néanmoins critiqués sur certains aspects, Peter Jackson avait beaucoup promis pour « La bataille des cinq armées ». Il faut dire qu’une bataille de presque une heure à l’écran et la transcription à l’écran du combat du Conseil Blanc contre le Nécromancien, ça avait de la gueule. Pour quel résultat ?

Des paroles et des actes

On nous avait promis de l’action et du rythme, et force est de reconnaître qu’on n’a pas été trompé sur la marchandise à ce niveau là. Que ce soit l’affrontement contre Smaug au début jusqu’aux duels à la toute fin, le film alterne sans cesse scènes de batailles et scènes plus calmes. Et ce, avec un bien meilleur rythme que les précédents volets, qui avaient parfois tendance à s’essouffler. Mis en valeur par une superbe musique (la meilleure et la plus variée des trois volets à mes yeux), on évite en plus les mauvais effets spéciaux des premiers épisodes ou les faux-raccord trop grossiers, sauf peut-être sur la taille des armées qui varie grandement d’un plan à l’autre. Même si sans génie, les scènes d’action font le travail, et se révèlent très faciles à suivre. Sur la forme, rien à dire, c’est une réussite. Et le comble, c’est que Tauriel et Legolas sont bien mieux intégrés dans la trame des événements, même si les acrobaties et exploits ridicules du second feront toujours soupirer. Quand à Thorin, cette fois au cœur de l’intrigue, son évolution psychologique est bien traitée sans ralentir tout le film. Carton rouge toutefois pour le personnage d’Alfrid, qui concurrence Jar-Jar Binks dans la catégorie de ceux qu’on a envie d’encastrer dans un mur.

Mi figue-mi raisin

Ceci dit, le tableau n’est pas parfait. Les plus grands regrets viennent du combat du Conseil Blanc, pourtant annoncé en grandes pompes dans le second volet. D’un coté, Sauron et ses 9 servants, de l’autre, Gandalf, Elrond, Galadriel et Saroumane. Une affiche de rêve. Dont le combat (si on peut appeler ça un combat) sera torché en 5 minutes, montre en main. Mortifiant. Une petite pensée également pour Beorn, qui malgré son rôle primordial dans ce moment du livre original, fera tout au plus un caméo. On regrettera aussi que l’humour ait définitivement été mis de côté, d’autant plus que Bilbo(n) est relativement discret dans cet épisode axé sur la castagne. De même pour la cinquième armée menée par Bolg, dont on ne verra malheureusement pas grand chose. Mais c’est satisfait qu’on ressort de la salle, d’autant que la transition avec le Seigneur des Anneaux est parfaitement effectuée. Et que la rapide apparition d’un certain bijou elfique fera frissonner les connaisseurs…

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