La Planète des Singes, l’Affrontement : critique sans spoiler !

La Planète des Singes : l’Affrontement sort au cinéma le 30 juillet. Silence Moteur Action a eu la chance d’assister à une projection assez spéciale. On vous raconte.

Pour la sortie du deuxième opus de la Planète des Singes, la 20th Century Fox n’a pas hésité à déployer les gros moyens : l’avant-première était à l’image du blockbuster avec un arrière goût post-apocalyptique. Dans un grand hangar désaffecté situé dans un endroit tenu ultra secret (près de Paris) (pas si secret que ça, en fait), on a eu droit à des carcasses de voitures en feu, un décor urbain où la nature a repris ses droits. Musique, lumières, tout était mis en œuvre pour nous donner l’impression d’être les héros du film, au point de regretter d’avoir laissé son sac de survie spécial fin du monde chez soi. Mode ninja activé, on avait juste un peu peur que des singes atteints de la grippe sortent de nulle part pour venir nous attaquer.

Une projo en immersion pour La planète des singes : l'affrontement
Une projo en immersion pour La planète des singes : l’affrontement

Promis, on ne va pas vous raconter la fin de La Planète des Singes : l’Affrontement, qui comme on peut s’en douter avec son nom, oppose une nouvelle fois les humains à nos chers ancêtres. Dix ans après les événements du premier volet, finies les histoires grippales, toute l’attention se porte désormais sur une nouvelle complication : le manque de vivres des survivants. Car l’après est loin de ressembler à un happy ending, même si le campement des rescapés avait réussi à prospérer sans aide extérieure pendant une décennie. Le pétrole vient à manquer de même que l’électricité, il faut réagir au plus vite avant de plonger dans l’obscurité et devenir des confiseries ambulantes pour les prédateurs des alentours. Loin de vivre de manière rudimentaire comme leurs adversaires, les humains ne sont pas vraiment préparés à vivre en autarcie complète. Une seule solution : aller réparer la centrale qui génèrerait de l’électricité et sauverait la tribu des rescapés de bien des soucis. Centrale qui se trouve non loin du campement discret mais non moins élaboré des singes, donc.

Comme il ne s’agit pas d’un épisode de Mac Gyver mais bel et bien de la Planète des Singes : l’Affrontement, des complications viennent bien évidemment mettre des bâtons dans les roues de la team « humains ». Las de devoir une nouvelle fois faire comprendre aux Hommes qu’ils ne sont pas les bienvenus sur leur territoire, les singes vont être confrontés à un dilemme qui oppose la re-formation du champs de bataille à l’option plus pacifiste évoquée en premier lieu par César, le chef du clan des Singes. Ce dernier sait d’ailleurs se démarquer par son jeu d’acteur époustouflant : au travers des techniques employées pour humaniser à outrance les singes, Andy Serkis réussit à nous convaincre en tous points. On se laisse prendre par les sentiments au cours de quelques séquences inattendues, notamment avec un Gary Oldman vindicatif souffrant encore des épisodes du passé.

On entre de plein fouet dans le thème de la recomposition d’une politique improvisée en effleurant les idéologies de la démocratie. On assiste alors aux problèmes qui peuvent en découler telle que l’ambition démesurée des détracteurs prêts à manipuler la population en faisait régner la terreur plutôt que prôner l’écoute et la bonne entente. Nombre de personnages constituent une entité à part entière et s’acharne sur sa propre cause à défendre ; des parallèles se dessinent entre les différents camps. Matt Reeves opte de dépasser le schéma manichéen en nuançant les différents partis. Les motivations de chacun sont nettement explicitées et si au début notre position jongle d’un camp à l’autre on se surprend presque à souhaiter une fin heureuse au deuxième volet. On s’attache, on s’émeut, on s’énerve au rythme des péripéties qui font filer les deux heures à la vitesse de la lumière. On ressort satisfait de La Planète des Singes : l’Affrontement, impatient de découvrir la suite qui promet de créer de nouvelles tensions plus virulentes que jamais.

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