Grizzly, le Disneynature qui nous réconcilie avec les documentaires

L’ours a ce quelque chose d’ambivalent : c’est un animal sauvage et peut représenter un danger pour l’homme. Mais de l’autre, c’est la peluche préférée des enfants (Teddy Bear). A travers Grizzly (Bears), nouveau Disneynature, les deux réalisateurs Keith Scholey et Alastair Fothergill ont mis en image cette ambivalence dans un documentaire fascinant et magique.

A la découverte des contrées de l’Alaska

Après Félins et Chimpanzés, l’équipe de Disney a posé ses valises en Alaska, plus précisément au parc national et réserve de Katmai (Hallo Bay). Une terre sauvage et préservée où prospèrent environ 2000 d’ours. C’était le lieu idéal pour tourner Grizzly. Durant les 1h20 de ce documentaire, nous suivons Sky, une femelle qui vient d’avoir ses deux petits : Amber et Scout. Après la naissance de ses petits, elle doit quitter son hibernation et parcourir de longs kilomètres pour se nourrir afin de survivre lors de l’hiver prochain. Nous suivons donc l’épopée de Sky, Amber et Scout entre découvertes et dangers. Le tournage de Grizzly s’est déroulé sur dix mois, s’étalant sur deux années. Un travail intense mais qui permet à l’équipe de présenter aujourd’hui un documentaire presque parfait.

Rires et sueurs froides

Là où Grizzly arrive à faire fort, c’est au niveau de « l’histoire » et de sa narration (par Féodor Atkine). Le documentaire Disneynature vous fera passer par toutes les émotions. On prend peur lorsque Magnus le mâle dominant menace de dévorer les deux petits, lorsque Tikaani le loup solitaire s’apprête à attaquer ou lorsque Sky n’arrive pas à retrouver son petit… Grizzly ne vous laissera aucun répit si bien que vous serez cramponné à votre siège entre deux éclats de rire. Car oui, ce documentaire est aussi drôle. A vrai dire, la star de Grizzly s’appelle Scout (c’est le petit de Sky). Un ourson téméraire qui n’a pas peur d’aller à l’aventure. C’est un vrai casse-cou qui nous offre des scènes improbables. Mais ces dernières ne seraient pas possibles sans le savoir-faire et la technique de l’équipe de Disneynature. Leur persévérance, leur passion et leur amour de la nature leur ont permis de tourner des scènes inimaginables et à couper le souffle. Scènes sur terre, sous l’eau, filmées parfois en time lapse (ce sont les plus drôles)… Nous sommes au plus près de la nature. L’équipe de Grizzly a fait le choix judicieux de filmer aussi près du sol que possible pour être au niveau du regard de l’animal. Un pari plus que réussi lorsque l’on voit certaines scènes.

Une leçon bonne à prendre

Documentaire oblige, Grizzly nous permet d’en apprendre plus sur les grizzly (une espère d’ours brun), leur fonctionnement et leur rythme de vie. Seul 1/3 des oursons atteignent l’âge adulte et on comprend maintenant pourquoi. Sky va batailler de longs mois pour pouvoir se nourrir des saumons qui remontent la rivière une fois par an. Elle va devoir faire des sacrifices, pour pouvoir sauver ses deux oursons.

Grizzly a ce quelque chose en plus : des personnages forts comme le fripon Scout, des alliances improbables et magiques (on vous laisse le suspense). Des images à couper le souffle, une histoire remarquable… ce Disneynature vous restera longtemps en tête.

Grizzly, réalisé par Keith Scholey et Alastair Fothergill, avec la voix de Féodor Atkine
Au cinéma le 5 novembre

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