Divergente 2, une insurrection ratée (critique)

Divergente 2 : L’insurrection (Insurgent) sort aujourd’hui au cinéma. Suite directe du premier opus, nous suivons Tris et ses compagnons alors qu’ils viennent d’échapper aux griffes de Jeanine et de son Coup d’état. L’héroïne semble déterminée à en découdre. Le film est-il à la hauteur des ambitions de la saga ? Voilà notre critique !

Synopsis : 

Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

Une suite plus audacieuse

Alors que le premier film devait placer l’action et nous faire découvrir ce monde dystopique, le second opus intitulé « L’insurrection » et inspiré de la saga de Veronica Roth nous plonge directement dans l’action : le film commence alors que Tris (Shailene Woodley), Tobias, Marcus, Caleb et Peter trouvent refuge chez les Fraternels. Mais leur répit est de courte durée puisque des Audacieux à la solde de Jeannine les retrouvent. Ici commence une course pour nos personnages… Divergente 2 : l’insurrection suit un schéma classique et peu original : Tris va tout faire pour renverser le gouvernement de Jeanine et recevra une aide inattendue. Nous découvrons ainsi les sans-factions, avec à leur tête Evelyn (jouée par Naomi Watts).

Ce second film est l’occasion pour le scénariste Robert Schwentke de travailler plus en profondeur l’esthétisme de la ville. On découvre avec plaisir de nouveaux décors qui nous rappellent l’ambiance du livre. Mais des effets spéciaux catastrophiques viennent gâcher ces bonnes intentions. Et ce ne sont pas les scènes d’action jouissives offertes par  une Tris impulsive et un brin badass qui vont changer la donne.

Une adaptation ratée

Divergente 2 : l’insurrection est-il une adaptation fidèle du livre de Veronica Roth ? La réponse est non. Si la saga n’est pas mauvaise, les scénaristes ont dû modifier l’histoire pour créer un nouvel enjeu : l’ouverture de la boîte et de son secret qui risque de tout changer. L’histoire est toute autre dans le livre et les fans devraient être déçus. Malgré de bonnes intentions, le film manque d’ambition : l’intensité est placée au mauvais moment. La trahison de Caleb ? Passée au second plan (notamment à cause d’Ansel Elgort et de son mauvais jeu d’acteur). Le sacrifice de Tris ? Il passe à travers un moment d’intimité plus que gênant entre les deux personnages principaux. Theo James, qui interprète Tobias / Four semble lui mal à aise et ne pas croire un seul mot de ce qu’il dit. Sa romance avec Tris au relent de Roméo et Juliette passe à un niveau supérieur mais reste maladroit. Enfin, les guest attendus à l’instar d’Octavia Spencer et de Naomi Watts ne s’offrent que très peu de temps à l’écran. Quand bien même leurs apparitions sont réussies. 

Insurrection il n’y a pas vraiment eu dans ce second opus. Alors que le livre présentait l’arrivée au pouvoir d’Evelyn et la suppression du système des faction, le film se concentre sur Jeanine et le secret de cette boîte qui sera le point de départ des prochains films. Oui, des prochains films. Car comme la mode le veut, le dernier tome de Veronica Roth sera divisé en deux parties. Si la suite est l’image de Divergente 2 l’insurrection, on peut craindre le pire…  

Un film de : Robert Schwentke

Avec : Shailene Woodley, Theo James, Ansel Elgort

Au cinéma le : 18 mars

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