Dans les coulisses d’ Exodus : Gods and Kings !

Pour la sortie du nouveau phénomène Exodus, la rédaction de Silence Moteur Action s’est mouillée pour vous… Littéralement. La 20th Century Fox a déployé les grands moyens pour nous en mettre plein les yeux. Le 8 décembre dernier s’est déroulée L’Expérience Exodius au Mk2 quai de Seine, durant laquelle nous avons pu revivre le Passage de la Mer Rouge. Bon, devenu le passage de la Seine pour l’occasion.

Kaway et hot dogs à la clé, il a fallu passer à travers ÇA :

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…pour accéder à la salle de cinéma qui projetait le nouveau bébé de Ridley Scott. Oui, en décembre, oui quand il faisait nuit et oui, c’était de la vraie eau. -Ils avaient en fait accroché plein de fontaines sur les côtés du pont qui sépare quai de Seine de quai de Loire, pour les plus sceptiques-.

La conférence de presse n’était pas une si grande aventure malheureusement, mais elle nous a tout de même permis de voir Ridley Scott accompagné de Christian Bale (le Moïse guerrier dans le film) et Joël Edgerton (le Ramsès tout aussi belliqueux). Ce qui n’était déjà pas mal. Aaron Paul n’a, quant à lui, pas pu venir à nous.

Les dessous de l’exode

Passé maître dans l’art de réaliser des péplums, Ridley Scott nous a donc parlé de son dernier né, le très controversé Exodus. Un pari vraisemblablement risqué qui met en scène l’une des figures divines les plus emblématiques. Ridley nous confie cependant ne pas être très inquiet pour autant : « À ce stade de ma carrière, ce n’était pas un si grand défi ». Il explique alors que « Quand on a la combinaison d’un bon script et de si bons acteurs, faire le film est un plaisir, le défi est un peu à l’arrière de votre tête ».

Au delà du caractère sacré de l’histoire, un premier défi était de savoir quels éléments mettre dans le film. En effet, la vie de Moïse ne s’arrête pas à ses miracles et Ridley Scott explique qu’il a fallu être extrêmement sélectif pour réussir à réaliser un film d’une longueur raisonnable. De ce fait, une suite pourrait être tout à fait envisageable vu l’étendue et la richesse de l’histoire autour de Moïse et par extension, des religions autour de lui.

Et pour voir la conférence, c’est ici :

Si Ridley Scott se représente Moïse comme un sur-homme aussi fort que complexe, Christian Bale l’imagine plutôt tel l’archétype de la victime, comme quelqu’un de très humain en mettant de côté tout son aspect divin. Et il sait de quoi il parle, Christian Bale, puisqu’il a lu la Torah, qu’il a vu les Dix Commandements (et accessoirement, que son prénom est Christian).

Mais chrétien ou non, une des caractéristiques du film la plus sujette à débat est le parti pris de rationaliser tous les miracles qu’accompagnent l’existence de Moïse. Même lorsque tout semble indiquer qu’il s’agit bel et bien de l’œuvre de Dieu, des éléments nous dirigent tout de même vers des justifications cohérentes. Et quand on lui demande pourquoi il a choisi d’expliquer ouvertement les Dix plaies d’Egypte, Ridley Scott répond que ce n’est pas par provocation. Cela vient surtout de son désir d’ancrer son film dans la réalité. Pour rendre les plaies le plus réaliste possible, Scott n’hésite d’ailleurs pas à s’inspirer directement de… National Geographic et de ses documentaires.

On se demande quand même si la réaction des croyants n’a pas un impact sur la finalité de sa création. Ce a quoi il répond derechef : « Bien sûr que ça a une influence. Mais ça n’influe pas ce que je vais faire. Avec tout le respect que j’ai, je sais que les gens considèrent les films au delà du divertissement. J’ai toujours fait ça sur tous mes autres films, que ce soit sur Kingdom of Heaven ou autres ». Mais derrière ses airs nonchalants, il reconnaît cependant la difficulté de l’exercice : « Je fais très attention à là où je vais, c’est pour ça que j’ai traité toute l’histoire avec beaucoup de respect […] c’est un peu comme marcher sur des œufs. Il faut faire attention à ce qu’on fait, sans s’empêcher de faire ce dont on avait l’intention. ».

Reste à voir si la controverse autour du film survolera l’Atlantique pour rejoindre nos propres salles obscures.

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