Le Septième Fils : Un agréable divertissement pour les fêtes de Noël (critique)

En salle mercredi 17 décembre, le Septième Fils est l’adaptation des livres issus de la série l’Épouvanteur, écrite par Joseph Delaney. Entre monstres, sorcières et combats sanglants, Silence Moteur Action fait le point et vous dit tout.

Dès le début du film, le ton est donné : le monstre se libère du cachot dans lequel il était emprisonné depuis des années. Gros plan sur son visage et son regard perçant, il donne des frissons. Le dernier épouvanteur, maître Gregory interprété par l’excellent Jeff Bridges, va devoir reprendre du service et vaincre une nouvelle fois ce monstre qui n’est autre que la grande sorcière Mère Malkin, jouée avec malice par Julianne Moore. Mais, ce vieux chasseur de sorcière doit s’aider du dernier Septième Fils, le seul à pouvoir vaincre une fois pour toute la grande prêtresse.

L’épouvanteur ensorcèle

Comme pour tout film fantastique à grand budget, le personnage principal est jeune, beau, innocent. C’est le british Ben Barnes qui campe le rôle de Tom Ward, héros malgré lui. Fils de fermier à la vie sans histoires, son destin va radicalement changer lorsque Jeff Bridges frappe à sa porte et le confronte à sa destinée : vaincre les forces du mal. Tout au long du film, une romance va naître entre Tom Ward et Alice, demi sorcière. Tels Roméo et Juliette à Vérone, les deux tourtereaux, que tout sépare, vont apprendre à se connaître. Le scénario est donc assez classique. Mais c’est aussi ce qui plait. Dans la lignée des Eragon et autres Percy Jackson, les effets spéciaux sont de rigueur et plongent les téléspectateurs au cœur de l’action. Quant à la 3D, elle apporte une proximité visuelle et on ne manque pas de sursauter sur son siège en prenant une queue de dragon en plein visage. Petit bémol tout de même concernant certains plans larges rapides, qui ressemblent plus à une animation de jeu vidéo qu’à un film hollywoodien. Mais le reste du film est réalisé avec brio par Sergey Bodrov, connu pour ses films historiques Nomad et surtout Mongol, nommé comme meilleur film étranger aux Oscars en 2008.

Un casting cosmopolite

Choix difficile mais indispensable, trouver les acteurs qui correspondent aux personnages créés par Joseph Delaney dans ses livres à succès. Pour ce faire, le réalisateur russe n’a pas pris de risques et a misé sur des valeurs sûres. Comme Jeff Bridges qui se plait, depuis quelques années, à incarner la figure d’autorité dans les films de divertissement : Tron l’héritage, R.I.P.D Brigade Fantôme, The Giver. C’est donc sans surprise qu’on l’admire une nouvelle fois en mentor d’un jeune homme maladroit mais plein de ressources. C’est avec plaisir qu’on retrouve Ben Barnes, découvert en Prince Caspian dans le Monde de Narnia, dans le rôle d’un apprenti coriace. Il montre une nouvelle fois qu’il sait aussi bien brandir une épée que jouer une scène d’émotion. Pour endosser le rôle de la grande sorcière Mère Malkin, ennemie jurée de Maître Gregory, il fallait une actrice de taille. Et c’est Julianne Moore qui relève le défi d’une manière bluffante ! Elle fait partie de ces actrices qu’on aime voir et revoir sans fleurer l’overdose (une année prolifique pour elle après Hunger Games La Révolte). Le réalisateur a voulu faire un petit clin d’œil aux fans de Game of Thrones, et il sait qu’ils sont nombreux, avec l’apparition de Kit Harington, plus connu sous le nom de Jon Snow, dans le rôle du fidèle apprenti de Jeff Bridges. Une attention qui ne fera que des heureux.

Le Septième Fils a donc tous les ingrédients d’un film fantastique à succès !

Pauline Ortiz

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