[Critique] Laissez-vous apprivoiser par Le Petit Prince…

Cinq ans après avoir mis la main sur les droits d’adaptation du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, Mark Osborne livre enfin sa vision de l’oeuvre ! La pression est grande pour le co-réalisateur de Kung-Fu Panda : comment parvenir à adapter ce roman sans pour autant en dénaturer son histoire, mais surtout son texte original ? Le Petit Prince faisait partie des plus grandes attentes de l’été pour la rédac’ de Silence Moteur Action… Sommes-nous convaincus ? Voici notre verdict !

Synopsis : C’est l’histoire d’une histoire.
C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.
C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.
C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.

On ne voit bien qu’avec le cœur…

C’est aussi l’histoire d’un projet faramineux. Un projet qui a mis près de cinq ans à voir le jour, lorsque Mark Osborne fut désigné comme réalisateur du film en octobre 2010. Osborne était un homme de confiance : à la tête du premier Kung-Fu Panda (2008), il fit les beaux jours de Dreamworks avec 630 millions de dollars au box-office ! Pour autant, ce n’est plus le grand studio d’animation que l’on retrouve derrière Le Petit Prince, puisqu’il s’agit d’une production franco-canadienne. Nous pouvons être chauvins, même si de premières craintes se sont dévoilées après la diffusion des premières images du film : Osborne a fait le choix d’introduire l’histoire du Petit Prince à travers une intrigue extérieure à celle du roman. Et si l’histoire de ce personnage de papier n’était que secondaire, finalement ? Et si ces cinq années d’attente ne valaient pas le coup ?

… L’essentiel est invisible pour les yeux.

À l’histoire du Petit Prince, narrée par le fameux aviateur (auquel André Dussollier donne vie), se mêle celle d’une petite fille et de sa mère – dont les prénoms ne seront jamais donnés, qui n’ont qu’un seul objectif en tête : avoir une vie bien carrée et réglée à la minute près, pour que la petite remplisse son objectif ultime, entrer à l’Académie Verte. Les transitions d’une intrigue à l’autre s’effectuent en un fin changement de technique d’animation. Si nous assistons à une technique en images de synthèse semblable à tout Pixar pour la vie réelle, les rêveries du Petit Prince prennent l’image des dessins de l’aviateur (et de facto, ceux de Saint-Exupéry même) à travers du stop-motion. Rien de mieux pour replonger en enfance… Puis, peu à peu, ce petit grain de folie envahira la morosité du quotidien, pour lui faire retrouver toutes ses couleurs. Oui, Le Petit Prince est un festival visuel. Mais pas uniquement !

Si l’essentiel est invisible pour les yeux, c’est surtout parce que nos oreilles ont aussi le droit d’être chouchoutées pendant le film, grâce aux compositions d’Hans Zimmer (toujours là quand on a besoin d’un chef d’oeuvre), et surtout grâce aux chansons interprétées par la chanteuse Camille, spécifiquement choisie par Zimmer lui-même pour travailler sur la BO du film. À cette bande sonore enchanteresse se mêle un casting de voix françaises, mené par Dussollier, mais aussi par Vincent Cassel, charmant renard, Vincent Lindon en homme d’affaires peu scrupuleux, Laurent Lafitte dans la peau du Vaniteux… Mais laissons quelques surprises.

Certes, la modernisation de l’intrigue a nécessité le sacrifice de quelques personnages du roman, mais l’esprit de l’oeuvre est bel et bien présent dans ces deux intrigues : il y a indéniablement le respect intégral de l’oeuvre de Saint-Exupéry, et c’est tout à l’honneur de Mark Osborne…

Conclusion : Si votre âme d’enfant sommeille encore en vous, laissez-vous apprivoiser par l’adaptation du Petit Prince… Le vieil aviateur est impatient de raconter l’histoire de ce petit garçon singulier. Avec un casting français remarquable (André Dussolier, Vincent Lindon, Marion Cotillard entre autres) et son alliance de techniques d’animation, vous serez sans aucun doute transportés dans cette rêverie…

Réalisé par : Mark Osborne
Avec : André Dussollier, Vincent Cassel, Florence Foresti, Vincent Lindon, Guillaume Gallienne, Marion Cotillard…
Au cinéma le : 29 juillet

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