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[Critique] Last Christmas : un téléfilm de Noël de luxe ?

Libérée, délivrée du rôle de Daenerys Targaryen après la fin de la série Game of Thrones, l’actrice Emilia Clarke fait déjà son retour au cinéma… Après avoir été Sarah Connor, l’une des héroïnes les plus marquantes de la science-fiction, dans Terminator : Genisys, et amoureuse de Sam Claflin dans le drame Après toi, elle embrasse à nouveau le genre dramatique et, pour la première fois, la comédie (si tant est que la dernière saison du Trône de Fer ou que Solo : A Star Wars Story n’en était déjà pas une pour vous !). Et pas avec n’importe qui : Paul Feig, réalisateur de Mes meilleures amiesSpy ou encore L’Ombre d’Emily.

Vous le devinerez bien rapidement : Last Christmas doit son nom et son histoire à la chanson éponyme de George Michael. Co-écrit par Emma Thompson, qui a pu passer une tête sur le tournage en même temps que celui de l’excellente série Years and Years, le film nous entraîne dans le quotidien de Kate (Emilia Clarke), une Londonienne qui accumule les mauvais choix, passe d’un toit à un autre et tente de joindre les deux bouts en travaillant comme lutin de Noël dans une boutique de décorations… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Tom (Henry Golding), un soir dans les rues de Londres, et s’autorise peut-être à croire qu’elle vaut mieux que ce qu’elle ne le pense.

Deux cœurs égarés dans les rues de Londres

Tout le monde a droit à une seconde chance, pas vrai ? Kate en aurait bien besoin. Mais en fait… elle en a déjà eu une. Passée tout près de la mort, la jeune femme continue pourtant de mener sa vie sans véritable but, ni attache. Elle renie presque sa famille et ses origines russes, compte sur le soutien de ses amis après les avoir plusieurs fois déçus… et se met trop souvent en danger. Elle rêve d’être chanteuse mais a perdu sa voix. Bref : Kate est une épave et Paul Feig ne se privera pas de nous montrer son héroïne dans des situations délicates, mais toujours drôles. Comme la fois où elle tue accidentellement le poisson d’une conquête en faisant tomber son sèche-cheveux branché dans l’aquarium. Oups.

C’est (évidemment ?) sa rencontre avec un jeune homme qui va potentiellement la ramener sur le droit chemin. Et évidemment, on est quelques jours avant Noël. Quand on voit un tel pitch, on pourrait se dire qu’on se trouve devant un téléfilm de Noël comme on est habitué à en voir tous les après-midis sur TF1 ou M6. Et autant ne pas le nier : Last Christmas serait l’exemple typique du film à regarder chez soi, blotti sous un plaid et avec du chocolat chaud, ou en cas d’intense chute de neige. Sauf que là, c’est quand même un film de Noël de luxe. Grâce à  son casting, bien sûr : on est très heureux de retrouver Henry Golding, dont la carrière bondit depuis qu’il a été à l’affiche de Crazy Rich Asians et… L’Ombre d’Emily, le précédent film de Paul Feig. Et on ne peut que fondre devant sa parfaite alchimie avec Emilia Clarke, à qui la comédie sied finalement assez bien. Admettez-le : elle peut quand même plus facilement jouer avec ses sourcils dans un tel rôle que dans Game of Thrones.

D’accord, le film cabotine un peu dans son rythme. Emma Thompson aussi. En plus d’écrire le scénario, elle endosse aussi le rôle de la mère de Kate, Russe à l’accent incontrôlable (et pas du tout surjoué). On sent un peu trop vite venir ce que le film tente de nous cacher (et il suffit de faire attention à la chanson de George Michael pour cela), et il endosse un petit lot d’incohérences dans son dernier tiers, du coup. Mais… on se laisse malgré tout bercer par les déambulations de Kate et Tom au cœur de Londres, d’une patinoire à un jardin secret, et par l’humour et le capital sympathie que dégage le couple. Et même s’il n’est là que cinq minutes, il y a Maxim Baldry. La révélation de Years and Years (qui a donc déjà partagé l’écran avec Emma Thompson) a beau apparaître si peu, son charisme reste indéniable.

Conclusion : malgré un rythme brinquebalant et quelques incohérences, Last Christmas parvient toutefois à nous donner l’envie de déambuler dans les rues de Londres au côté d’Emilia Clarke et Henry Golding…

Last Christmas
Un film de Paul Feig
Durée : 1h43
Sortie le 27 novembre 2019

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