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[Critique] Hôtel Transylvanie 3 : des vacances monstrueuses… et réussies !

Il est temps pour les monstres de prendre des vacances ! Chapeautée depuis ses débuts par le génial Genndy Tartakovsky (créateur du Laboratoire de Dexter, l’un des dessins animés cultes de toute une génération), la saga Hôtel Transylvanie change (enfin) de décor. Pour ce troisième volet, dévoilé en avant-première au Festival d’Annecy, le vampire Drac et sa famille embarquent pour une croisière réservée aux monstres… Cette nouvelle destination permet-elle à la franchise de se renouveler ou se repose-t-elle uniquement sur ses fondamentaux ? On vous dit tout.

Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer ses vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

La croisière s’amuse

Drac est obsédé par sa famille, ce n’est pas une nouvelle ! D’abord effrayé que sa fille Mavis découvre le reste du monde et les humains dans le premier volet, il s’est ensuite inquiété que son petit-fils, mi-monstre mi-humain, n’hérite pas de ses pouvoirs. À première vue, le scénario de ce troisième opus semble ajouter plus de légèreté à la saga, mais il n’en est rien. Genndy Tartakovsky en profite pour développer la mythologie de ses personnages en ajoutant, en toile de fond, la rivalité entre Drac et le chasseur Van Helsing, qui dure depuis des années… Le séjour des monstres pourrait donc bien se voir quelque peu troublé, mais aussi pour de bonnes raisons : Drac pense enfin retrouver l’amour auprès d’Ericka, la capitaine du bateau !

La dynamique qui composait la saga Hôtel Transylvanie tend alors à se retourner : alors que Drac cherchait toujours à ce que les choses se passent comme il le souhaitait, c’est désormais à lui de se laisser guider. Cet amour nouveau le rend mielleux à souhait, et le réalisateur ne manque pas de se nourrir de cette situation pour créer de nombreuses séquences gagesques dont lui seul a le secret. Les autres personnages eux, sont toujours aussi attachants, à commencer par le couple de loups-garous qui, grâce à la croisière, trouvent enfin un peu de tranquillité en laissant leur nombre inquantifiable d’enfants surexcités. Du côté des petits nouveaux, l’immense chien Tinkles est irrésistible !

Adieu l’hôtel ?

Alors que les décors des deux premiers films étaient cantonnés à l’hôtel et ses alentours, ceux de ce troisième opus changent complètement (une nécessité pour le réalisateur) et continuent de s’imprégner de bon nombre de mythes. Les monstres vacanciers feront un petit détour par l’Atlantide, où règne un Kraken chanteur doublé en version originale par Joe Jonas. Une manière pour Drac de voir la « concurrence » : et si son hôtel finissait par le lasser faute de pouvoir découvrir le monde ? Une piste scénaristique intéressante, d’autant plus qu’en tous les personnages profitent de cette croisière, mais le cœur de l’intrigue est bien la romance naissante entre Drac et Ericka et les secrets cachés par cette dernière.

Le scénario et ses divers retournements sont ce qu’il y a de plus attendu. Cependant, Genndy Tartakovsky et ses équipes n’ont rien perdu de leur talent pour créer des séquences hilarantes, autant sur le plan visuel que dans les dialogues. Mention spéciale à cette danse entre Drac et Ericka au milieu d’un temple bourré de pièges que le vampire tente de déjouer… en les subissant. Les animations et expressions ultra poussives des personnages renvoient à du pur cartoon, à l’image des Looney Tunes de Warner, et ne peuvent que provoquer le rire.

Derrière cette intrigue se cache surtout un message d’amour et de tolérance bienvenu auprès du jeune public, bien qu’introduit dès le premier volet : les différences entre les monstres et les humains ne devraient pas les opposer mais les unir !

Conclusion : après le bulldozer Les Indestructibles 2, qui compte déjà plus de trois millions d’entrées en France, Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses devrait lui aussi faire son petit effet auprès du jeune public. On prend plaisir à retrouver ces personnages et à les voir découvrir un nouveau monde !


Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses
Un film de Genndy Tartakovsky
Sortie le 25 juillet 2018


Egalement au cinéma à partir du 25 juillet :


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