[Critique] Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 : deux fois plus fort ?

Star-Lord et sa bande sont de retour et s’offrent une nouvelle aventure à travers l’espace et ses multiples dangers. Considéré (à raison) comme le film le plus funky et personnel du Marvel Cinematic Universe, le premier volet des Gardiens de la Galaxie avait su créer la surprise grâce à James Gunn, son réalisateur et scénariste, qui était parvenu à mélanger tous les ingrédients d’un blockbuster réussi : action, grand spectacle, personnages attachants, humour ravageur et… une bande son savoureuse.

Après avoir sauvé la Galaxie des griffes de Ronan et sa Pierre d’Infinité, les Gardiens remplissent quelques missions de routine à travers le cosmos. Mais lorsque le prétendu père de Star-Lord débarque, nos héros doivent combattre pour rester unis malgré tout. Nouveaux visages et vieux ennemis font partie de ce nouveau voyage et font basculer les relations entre les Gardiens vers un tout autre sens. À terme, ce second long-métrage a pour but d’étendre l’univers Marvel et d’annoncer les films à venir : James Gunn parvient-il à créer à nouveau la surprise ? Verdict.

Father & Son

L’intrigue de ce second volet des Gardiens se veut beaucoup plus intimiste que son prédécesseur et explore le background émotionnel de ses personnages. Avant tout, la relation entre Star-Lord et son père disparu (Kurt Russell) occupe la majorité du film et voit nos héros désunis. Celle-ci occupe d’ailleurs peut-être un peu trop le long-métrage, qui aurait pu se passer de quelques facilités de scénario et rebondissements capillotractés pour faire durer l’intrigue. À défaut d’être réunis autour d’une mission vouée à sauver l’univers, les Gardiens ne savent pas réellement à quoi s’attendre et – il faut l’avouer – les spectateurs non plus.

Si l’intrigue entre Quill et son père Ego peine à séduire pleinement, nous en apprenons bien davantage sur les relations entre Gamora (Zoe Saldana) et sa sœur Nebula (Karen Gillian), toutes deux menacées par l’ombre de Thanos, qui plane également sur l’ensemble de l’univers Marvel. En cela, le film remplit efficacement son objectif et annonce, de manière subtile, les futurs films Avengers auxquels se joindront les Gardiens l’an prochain. Le retour de Yondu et l’apparition de nouvelles têtes (parmi lesquelles figurent la Française Pom Klementieff et Sylvester Stallone) permettent d’accroître l’attachement du spectateur envers ces personnages cosmiques et décalés, malgré une méchante (Elisabeth Debicki) en demi-teinte, pas suffisamment exploitée. Et que dire de Baby Groot (Vin Diesel), dont la relation paternelle avec Rocket (Bradley Cooper) est d’autant plus craquante ? Le petit arbre, irrésistible, est définitivement l’atout phare du film : s’il est toujours aussi compliqué de comprendre ce qu’il dit, ou même de lui faire comprendre quoi que ce soit, le petit Groot fait de son mieux pour aider ses camarades… ou se permettre quelques pas de danse.

Quoi qu’il en soit, l’esprit de famille est une fois encore au centre du film : la famille que l’on se choisit. Ça ne vous rappelle pas un certain Fast & Furious ? Peu importe, James Gunn se montre bien plus subtil que Vin Diesel et sa bande. Histoire de famille également, lorsque le réalisateur offre un rôle bien plus conséquent à son frère Sean dans le rôle de Kraglin, plus proche assistant de Yondu. Les ennemis d’antan deviennent des alliés inattendus, et tout bascule jusqu’à créer un grand spectacle impressionnant, propre à l’univers Marvel.

Come A Little Bit Closer…

James Gunn sort l’artillerie lourde en ce qui concerne le grand spectacle et respecte avec honneur le cahier des charges des blockbusters Marvel en offrant de nouvelles scènes d’action extravagantes. Le tout saupoudré d’humour, comme le réalisateur sait si bien le faire : voir Yondu avancer parmi une pluie de corps et Bébé Groot courir après son tortionnaire est avant tout un vilain plaisir.

La réussite visuelle des Gardiens ne serait rien sans le travail irréprochable des équipes de Weta, qui signent des décors resplendissants et, avouons-le, considérablement flashy : les couleurs de ce second volet sont d’autant plus pétaradantes que chez son aîné. Le travail sur les maquillages et la mise en scène des décors contribue à cette extravagance visuelle, qui se ressent beaucoup lors des scènes d’action, parfois même jusqu’à légèrement brouiller la lisibilité de l’action. James Gunn veut faire deux fois plus fort, deux fois plus surprenant, mais se prend un peu les pieds dans le tapis : l’effet de surprise est passé, la recette habituelle se répète, mais demeure très efficace. Les effets de continuité entre les deux volets (le rôle de la danse pour Star-Lord, les objets fétiches de Yondu) et les quelques easter-eggs ou caméos dissimulés ici ou là feront plaisir aux spectateurs… tout comme les cinq (oui, cinq) scènes post-génériques. Si la majorité sont des pastilles humoristiques, deux d’entre elles annoncent du moins quelque chose de lourd pour les prochains films (pour ceux qui, du moins, connaissent les comics).

Conclusion : s’il ne parvient pas à faire aussi fort que son aîné, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 peut compter sur son humour ravageur et sa bande de personnages tous aussi attachants les uns que les autres pour remporter l’adhésion du public. L’univers Marvel s’offre une parenthèse cosmique délurée, qui se continuera avec Thor Ragnarok, avant de basculer dans son conflit le plus sombre…

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
Un film de James Gunn
Sortie le 26 avril 2017

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