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[Critique] Dragons 3 – le monde caché : voler de ses propres ailes

Lors de sa sortie en 2010, le premier opus de la trilogie Dragons avait surpris. Outre son univers viking fourmillant de détails, le film possédait une noirceur assez inédite dans un film d’animation tout public : le héros souffrait et finissait même par perdre sa jambe ! Le second épisode continuait sur cette lancée, tout en approfondissant les différents personnages. Et nous voici donc, presque 10 ans après la premier film, avec la conclusion de la trilogie Dreamworks.

Désormais chef du village, Harold doit prendre les bonnes décisions pour sa tribu. L’enfant devenu adolescent dans le précédent film est maintenant aux portes de l’âge adulte. Entouré de ses amis, il va tenter une bonne fois pour toute de sauver les dragons des êtres humains, souvent irresponsables et méchants.

Des personnages riches en émotions 

En 10 ans, les personnages ne sont pas les seuls à avoir vieilli : l’équipe technique aussi ! On retrouve donc encore une fois le réalisateur Dean DeBlois, qui rempile une troisième fois et prouve donc que malgré tous ses atouts, Pixar n’a pas le monopole de l’animation grand public intelligente ! Il faut dire que celui qui avait réalisé Lilo et Stitch pour Disney a de la bouteille, et que toutes les problématiques initiées dans le premier film de la trilogie ont eu le temps d’infuser. Car la grande force de Dragons 3 est d’aboutir à une vraie cohérence dans les personnages. Alors que le dragon Krokmou tombe amoureux d’une furie éclair, Harold comprend qu’il va devoir le laisser voler de ses propres ailes, au sens propre comme au figuré.

On se plaît donc à retrouver nos deux héros, mais aussi toute la ribambelle de personnages secondaires. Si certains sont là pour le running-gag, la blague répétée, on apprécie de revoir certains protagonistes plus sérieux tels que la mère d’Harold. Astrid amène aussi un certain sérieux, avec la touchante relation qu’elle noue avec Harold. En bref, si Dragons 3 n’en oublie pas d’être un film jovial et heureux qui plaira aux plus jeunes, il est aussi bien plus sérieux et profond, car ses enjeux prennent racine depuis déjà deux films.

Un univers imposant !

Mais Dragons 3, c’est aussi un monde fictif génial ! Lors de la sortie du premier opus en 2010, il était l’un des seuls films d’animation pensé en 3D (un an après Avatar). Pour Le monde caché, on continue à en prendre plein les yeux dans des séquences spectaculaires, qui misent sur une grande profondeur de champ, beaucoup de couleurs et des détails dans tous les coins (les dragons dans leur multitude d’espèces, les plans très larges sur les paysages, les nuages).

Tout ce sens du spectacle est sublimé par la magnifique bande originale de John Powell : celle-ci offre au film quelques grands moments de bravoure avec son orchestration qui, cette fois-ci, penche plus vers le style de John Williams que vers les sonorités tribales et celtiques des précédents films. Une musique qui indique donc le grand sens du spectacle du film, mais aussi son émotion inévitable à l’idée de quitter Berk pour toujours…

Conclusion : Dragons 3 – Le monde caché signe les adieux au monde de Berk. C’est la larme à l’œil que la lumière se rallume dans la salle, après un très beau film rempli d’émotion et d’une énergie communicative.


Dragons 3 : le monde caché
Un film de Dean DeBlois
Sortie le 6 février 2019

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Comments (1)

  1. […] A travers cette rétrospective, nous évoquerons des œuvres récentes comme la trilogie Dragons et l’évolution de son univers vers un ton plus sérieux, ou la série The Leftovers et la […]

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