[Critique] Chuck Steel – Night of the Trampires : good cop and bad cop

L’animation, ce n’est pas que des films pour enfants. Chuck Steel : Night of the Trampires fait partie de ces films à l’humour cinglant, décomplexé et vulgos façon South Park. S’il fallait lui trouver un proche parent, impossible de ne pas penser à Team America, police du monde (qui possède d’ailleurs les mêmes créateurs que South Park !). Les deux films partagent justement la même technique d’animation : des marionnettes et décors réels, qui se raréfient au profit du tout CGI (imagerie assistée par ordinateur). Les séances de fin de soirée du Festival d’Annecy sont marquées par des films décalés : Chuck Steel est bien l’un d’eux !

Années 1980, États-Unis. L’inspecteur Chuck Steel, rebelle envers l’autorité et accumulant tous les pires défauts de la Terre (imbécile, raciste, sexiste, violent), impose sa loi pour résoudre ses affaires. La multiplication d’étranges disparitions dans la ville révèle l’apparition de vampires atypiques, qui se nourrissent exclusivement du foie de personnes alcooliques…

Un melting pot de la culture eighties

Le réalisateur Michael Mort l’avoue ouvertement : les aventures de Chuck Steel sont un pêle-mêle d’énormément de références, de clichés et de procédés récurrents aux productions des années 1980-1990. Le côté chien fou du héros s’inspire ainsi de John McClane et Die Hard : provocateur, blagueur, ravageur, Steel est le meilleur élément de son équipe. Sauf qu’il est complètement stupide, en plus d’accumuler les caractéristiques du parfait macho. Et en plus, ses collègues ont toujours la fâcheuse manie de mourir en mission. Même une plante verte.

Chuck Steel : Night of the Trampires accumule les situations déjà vues pour mieux les parodier et mêle ainsi tous les genres, du film policier au film d’horreur, en passant par de nombreuses scènes d’action. Sa réappropriation complètement farfelue du mythe du vampire (dont l’histoire rend aussi hommage aux premiers films de genre) est aussi particulièrement satisfaisante ! En plus de son humour potache, le film lorgne clairement dans le gore avec des décapitations, des boyaux et autres joyeusetés.

Le film laisse transparaître l’amour de son studio (dont il s’agit du premier film) pour son personnage et le côté complètement mindfuck de son univers. Avec plus d’une centaine de marionnettes réalisées pour le film (et rien que dix versions pour le héros !) et un immense soin accordé aux décors et aux éclairages, la mise en scène paraît ultra soignée, réaliste et fluide (selon le réalisateur, son long métrage contient mille plans de plus que la moyenne d’un film du même genre).

Conclusion : Réussi sur le fond comme sur la forme, Chuck Steel : Night of Trampires est un mélange idéal entre action, gore et humour potache !


Chuck Steel : Night of the Trampires
Un film de Michael Mort
Date de sortie en France inconnue

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