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[Critique] Ant-Man et la Guêpe : Evangeline Lilly vole la vedette à Paul Rudd !

À la une, à la deux, à la trois ! Ant-Man et la Guêpe est notre dernier rendez-vous de l’année avec le Marvel Cinematic Universe : après Black Panther et Avengers : Infinity War (les deux plus gros succès de l’année au box-office mondial !), c’est à l’homme fourmi de faire son retour… accompagné, cette fois. Si le minuscule héros de l’écurie Marvel n’était pas en train de combattre Thanos avec ses camarades, c’est bien parce qu’il était occupé de son côté. Le premier Ant-Man avait connu une production mouvementée suite au départ d’Edgar Wright, remplacé au pied levé par Peyton Reed, lui aussi de retour derrière la caméra. Que vaut donc cette nouvelle aventure ?

Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang (Paul Rudd) a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne (Evangeline Lilly) et le Dr Hank Pym (Michael Douglas) lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

Attention : cette critique contient des spoilers sur Avengers : Infinity War.

À personnage microscopique, scénario microscopique ?

Ant-Man était le premier « petit nouveau » de l’écurie Marvel. Kevin Feige, producteur attitré de cet univers cinématographique, avait depuis bien longtemps l’intention de porter à l’écran les aventures d’autres personnages de la maison d’édition américaine, moins connus du grand public. Pour Marvel Studios, il fallait donc bien prouver que personnage minuscule ne rimait pas avec un scénario ou un film du même acabit : le premier volet a donc eu la lourde tâche de passer après Avengers : l’Ère d’Ultron. Il en va donc de même pour Ant-Man et la Guêpe qui suit de très près la sortie d’Avengers : Infinity War. La pression est d’autant plus importante puisque la fin du film des frères Russo laissait apercevoir la « victoire » de Thanos, qui faisait disparaître la moitié de la population intergalactique en un claquement de doigts.

Une fois encore, Ant-Man apparaît comme le héros les plus terre-à-terre (sans mauvais jeu de mots) de l’univers cinématographique Marvel. Paul Rudd incarne ce personnage avec toujours autant de passion, d’autant plus qu’il contribue toujours à l’écriture du film. Lang, c’est ce cliché de l’anti-héros un peu loser mais qui s’en sort toujours grâce à sa drôlerie et sa maladresse. Il tente de mener sa petite vie, entre la garde partagée de sa fille Cassie (l’adorable Abby Ryder Fortson) et son travail auprès de son meilleur ami Luis (Michael Peña) et ses drôles d’acolytes.

Ant-Man et la Guêpe comble les zones d’ombre qui nous ont séparé du personnage depuis Captain America : Civil War, et la grande majorité d’entre elles reposent sur la relation entre Scott Lang, Hank Pym et Hope van Dyne. Les trois anciens compères se retrouvent forcés de collaborer à nouveau pour un objectif commun, annoncé depuis longtemps (et assez lourdement rappelé dans la première scène du film) : retrouver Janet van Dyne, la mère de Hope (campée par Michelle Pfeiffer) perdue dans le monde subatomique. Une intrigue attendue, dont la complexité scientifique apparente est d’ailleurs moquée par Ant-Man.

Mieux que Maya l’abeille

Ant-Man et la Guêpe se distingue de son aîné en faisant la part belle au personnage d’Evangeline Lilly, comme son nom l’indique ! Hope van Dyne revêt elle aussi son costume et s’impose même comme la véritable vedette du film. Après tout, tout tourne autour d’elle et de sa famille : au milieu de tout ça, Scott Lang n’apparaît pas comme un héros mais comme un complice, le plus à même de lui venir en aide. Peyton Reed et ses scénaristes jouent tout autant sur l’ambivalence du titre du film : avant Scott et Hope, les véritables Ant-Man et la Guêpe étaient bel et bien Hank Pym et Janet van Dyne ! Cette suite arbore donc un esprit « film de bande » beaucoup plus prononcé que son aîné, dans lequel chacun a droit à son moment de gloire.

Le ton plus léger que l’on attribue à Ant-Man est lui aussi de retour mais convainc de manière plus inégale : le jeu sur les échelles a beau être toujours aussi fun, force est de constater que les moments les plus réussis du film ont d’ores et déjà été dévoilés dans les différentes vidéos promotionnelles du film. Inégalité aussi concernant ses antagonistes : si Walton Goggins campe un rôle légèrement plus menaçant que celui qu’il tenait dans Tomb Raider, toute l’intrigue autour du personnage d’Hannah John-Kamen ne restera pas vraiment dans les mémoires. Le charisme désarmant d’Evangeline Lilly et Paul Rudd suffit cependant à faire passer un moment plaisant en attendant le retour du Marvel Cinematic Universe l’année prochaine avec l’introduction de Captain Marvel.

Conclusion : si l’intrigue d’Ant-Man et la Guêpe ne restera pas dans les mémoires, faute d’enjeux véritables, son ton plus léger que les autres films Marvel et le charisme de son duo d’acteurs principaux suffit à faire passer un moment agréable.


Ant-Man et la Guêpe
Un film de Peyton Reed
Sortie le 18 juillet 2018


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Comments (1)

  1. […] à Wanda Maximoff dans la série des Avengers, ou à Okoye et Nakia dans Black Panther. Récemment, Ant-Man et la Guêpe (sorti en 2018) a mis la femme à égalité de l’homme dans le titre de son film, faisant de […]

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