Coup de projecteur sur… Dans l’ombre de Mary ! (critique sans spoilers)

Silence Moteur Action vous fait découvrir cette semaine Dans l’ombre de Mary. Mais Mary qui ? Mary Poppins évidemment dont Disney revient sur la création du film en explorant la relation entre Walt Disney et Pamela Travers dans un « biopic » ! Nous avons déjà vu le film pour vous et nous révélons pourquoi il faut aller s’enfermer dans une salle de cinéma !

SUPERCALIFRAGILISTICEXPIALIDOCIEUX !

Je dois avouer qu’avant d’aller voir le film j’étais un peu mitigée. Ça sentait à trois kilomètres la bonne petite rom-com en bonne et dûe forme, mais mon humeur se prêtant parfaitement à ce genre de film, je me suis laissée tenter. Et puis, bon, avec un casting pareil, Tom Hanks et Emma Thompson en tête d’affiche, de base, ça ne POUVAIT PAS me décevoir.

Alors attention, forcément, que vous soyez averti, ce n’est pas ce film qui va bouleverser vos petites méninges, vous n’allez certainement pas en ressortir bouche bée avec une nouvelle vision bouleversante de l’existence ; vous aurez très probablement les yeux humides, mais le cœur léger. Après tout, l’on parle bien de Walt Disney.

Pour ceux complètement étrangers à la trame principale, Dans l’ombre de Mary, ce n’est pas à proprement parler un « biopic » de Walt Disney, l’histoire se centre plutôt sur le processus d’adaptation de Mary Poppins et la cessation des droits d’auteur de Pamela Lyndon Travers à Walt Disney, qui, comme on le découvre n’a pas été chose aisée.

Le film Disney détenant à ce jour le maximum d’Oscar (même Frozen n’a pas réussi à le détrôner) n’est que le résultat d’une relation houleuse entre Mme Travers, une australienne reconvertie en petite british coincée, et Walt Disney tel qu’on se l’imagine.

Mention spéciale à Emma Thompson avec une performance époustouflante, qui se glisse à merveille dans la peau de P.L Travers , si bien qu’on réussit PRESQUE à complètement la détester, avant de bien entendu éprouver de la sympathie pour cette dame au cœur glacé dont seule la figure de Mary Poppins la conforte. Après tout, Emma Thompson a de l’expérience en matière de Nanny, qui d’autre aurait donc pu mieux incarner la mère d’une des perceptrices les plus célèbres du monde ?

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« Une animation ? Hors de question ! »

On assiste à une rencontre des deux mondes entre la Grande-Bretagne aristocratique sarcastique à souhait et le bon mythe du rêve américain qui insupporte Mrs Travers. Si celle-ci partage le point de vue de Walt concernant la relation étroite qu’ils entretiennent avec les personnages sortis tous droits de leur esprit, allant jusqu’à les considérer comme des propres membres de leur famille, il n’en est pas de même pour ce qui est de la conception de l’adaptation.

La mère de Mary Poppins retarde en effet à outrance la cessation de droits à M. Disney en en profite pour faire souffrir l’équipe de création du film de ses exigences absurdes. Note à ceux qui ont l’intention d’aller voir le film (pas de spoilers, promis) : à la fin, tout à la fin, après le générique, on peut entendre la vraie bande-son enregistrée pendant les travaux d’adaptations et les échanges houleux entre l’équipe et la créatrice du personnage. Vous verrez alors, si on s’imagine que Dans l’ombre de Mary exagère un tant soit peu les traits de cette chère Mrs Travers, il n’en est rien.

« Tu sais, il existe des prisons en forme de banque… »

On assiste à deux heures de jolies images, la reconstitution des époques respectives nous propulsant à l’intérieur même des personnages. Le film est rythmé entre le « présent » des années folles américaines et les souvenirs d’enfance douloureux de l’écrivain qui se répondent sans cesse. Tous les personnages jusqu’à la petite assistante de Walt Disney demeurent très attachant, et on aime assister au processus d’évolution de l’adaptation de Mary Poppins –Si la fin et le film dans sa globalité restent très prévisible, il n’en est pas moins plaisant de déconnecter du présent pour retourner aux sources de l’esprit Disney.

Dans l’ombre Mary reste très fidèle au vrai déroulement de l’histoire,  et sait maîtriser la petite dose d’émotion auquel on s’attend d’entrée de jeu  sans pour autant trop tomber dans le drama hollywoodien. Une fois sorti de la salle, vous n’aurez qu’une seule envie, rentrer vite chez vous regarder une millième fois le grand classique de Disney !

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