C’est la rentrée pour Bad Education…

Et de trois pour la série potache de la BBC Three. Le premier épisode de la troisième saison de Bad Education était diffusé le mardi 16 septembre. Retour réussi pour notre prof loser d’Abbey Grove ?

De quoi ça parle ? Centrée sur le personnage d’Alfie Wickers (Jack Whitehall), un jeune prof d’histoire un peu barré et aux méthodes…euh…disons avant-gardistes, Bad Education nous montre comment Alfie évolue au contact de ses élèves auprès desquels il n’hésite pas à glaner des conseils notamment pour impressionner et séduire Miss Gulliver (Sarah Solemani). Se retrouvant souvent dans des situations embarrassantes, méprisé par ses supérieurs et moqué par ses élèves, Alfie n’en est pas moins sympathique.

 

Petit plaisir coupable de la rentrée

Bad Education était le plus gros démarrage pour une série comique sur la BBC Three avec 1,5 millions de téléspectateurs. (Record battu quelque temps après par Cuckoo.) C’est toutefois la preuve que la télévision britannique demande ce genre de série un peu décalée. Méprisé par la presse, The guardian, The Telegraph notamment, Bad Education séduit pourtant le public. Il est vrai que cela se regarde tout seul. Comédie britannique dans la veine de Some Girls, et plus second degré qu’un My Mad Fat Diary, Bad Education a de sérieux arguments pour vous séduire si vous êtes doté un second degré à toute épreuve. C’est drôle, vulgaire et mignon à la fois. Alfie est un prof pas très politiquement correct. Il est médiocre, égocentrique et immature. Adulescent intenable, n’ayant jamais quitté les murs de l’école, il doit pourtant enseigner l’histoire à des élèves plus que dissipés eux-mêmes et pour ce faire il a souvent recours à des petits trucs, comme des mini-reconstitution de guerre en pleine classe. Essayant trop souvent d’être cool, il en paraît pathétique et pourtant il arrive à se faire aimer de ses élèves qui en vérité n’en voudrait pas d’autre. Bad Education nous offre une comédie légère, avec des personnalités hautes couleurs, très caricaturales, parodiques et on adore cela. L’asiast’ studieuse, la groupie du prof, la petite terreur, l’handicapé, le bizu, la diva gay, etc… la caricature est poussée à son paroxysme. Bad Education ne se censure pas. La vie de collège, les graffitis dans les toilettes, les petites manigances, les coups de cœur pour les profs, les blagues douteuses, l’expérience du raquette, le harcèlement jusqu’aux tests de grossesse, Bad Education n’élude rien. La série s’attaque à des sujets parfois durs sans pour autant tout prendre au tragique.

Que nous réserve cette nouvelle saison ?

Bad Education a trouvé son rythme et poursuit dans sa lancée. Rem-Dog (Jack Binstead) est devenu Emo, Joe (Ethan Lawrence) est chauve, Chantelle (Nikki Runeckles) vire élève studieuse, Jing (Kae Alxander) semble avoir été enrôlée dans une mafia, le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne risque absolument pas de s’ennuyer au cours de cette nouvelle saison. On a même une petite nouvelle pour l’occasion, Cleopatra (Weruche Opia), qui force peut-être un peu le trait pour le moment mais qui devrait pouvoir s’intégrer à la série. Le thème du premier épisode ? Abbey Grove est en grève. Tout un programme… En effet, malgré le chèque que Pickwell avait fait à l’école à la saison dernière, Abbey Grove a toujours de gros problèmes de fonds. La solution est toute trouvée, l’école va devoir se séparer d’un de ses professeurs. Alfie va devoir défendre sa place alors que son père fait partie du jury et qu’il est assez médiocre dans son rôle de professeur. Croyant leur faire plaisir, il leur a donné Games of Thrones à lire pour la rentrée (parallèle astucieux pour lui avec les Tudors) mais il rencontre quand même des résistances, ceux-ci ayant évidemment préféré la série. Son poste est clairement en danger. Rosie fait vœu de silence et entre en protestation. Fraser a un bilan de gestion catastrophique et un humour qui va avoir eu mal à toucher à sa cible. Ces trois là sont évidemment les plus en danger. Aussi c’est l’effervescence à Abbey Grove avec une grève qui déchire les passions sur fond de Children of The Revolution de T-Rex. Les élèves se joignent en effet à la grève, mais font des révélations aux journaux locaux qui vont pousser Alfie à prendre une grave décision. Prenant conscience du niveau réel de ses élèves, Alfie démissionne…pour un temps. Les 25 minutes de cet épisode passent à la vitesse de la lumière, c’est frais, c’est drôle, c’est bête aussi parfois mais enfin la troisième saison est bel et bien là.

Seulement six petits épisodes pour la série comique de Jack Whitehall alors vite vite si vous avez raté les deux premières saisons, courez les voir. Et pour ceux qui sont à jour, le deuxième épisode parle de BDSM…mais ce n’est pas forcément ce que vous croyez.

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