[Cannes 2017] Vendredi 26 mai : l’amour avant tout !

Tous les jours à 9h, Silence Moteur Action vous fait son résumé de la journée écoulée du 70ème Festival de Cannes. Accrédités presse, nous vous livrerons notre version de ce qui a fait la journée.

Le festival tire sur sa fin et livrait aujourd’hui 2 films en compétition avant le dernier, samedi matin. L’occasion d’observer que Cannes s’est très rapidement vidé depuis quelques jours, comme si le festival était déjà terminé !

Prestation

In the fade est un film allemand, réalisé par Faith Akin. On y suit le destin tragique d’une famille, dont le père et l’enfant – âgé de 6 ans – sont tués dans un attentat à la bombe. Seul survivant de cette famille, le personnage incarné par Diane Kruger va devoir se battre pour que justice soit faite.

À la séance de 11h30, et suite aux échos des spectateurs matinaux de 8h30, le bruit s’était déjà répandu que Diane Kruger était époustouflante. Et effectivement, l’actrice porte littéralement le film sur ses épaules avec une force sidérante. On espère un prix d’interprétation, d’autant qu’à part elle aucune actrice ne nous a littéralement bouleversés dans cette compétition (sauf peut-être Nicole Kidman dans Les Proies ?).

Le film traite le sujet du deuil en nous identifiant au personnage, en misant sur la proximité. In the fade brille par son émotion dévastatrice, qui n’est pas sans nous rappeler Manchester by the sea. Le deuil, comment accepter la perte et surtout la question de vengeance. Car c’est bien là le sujet du film : jusqu’où faut-il aller pour faire justice à ses proches ? Enfin, on notera une mise en scène très sobre misant là encore sur la proximité entre le spectateur et les personnages : rien de farfelu, mais au contraire une palette de couleur grise mise en avant.

Ava

C’était l’un des films que l’on aurait aimé voir, dans la section de La semaine de la critique. Mais on l’avait loupé en début de festival, la faute à trop de films présentés. Et finalement, ça y est. En remportant le prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), Ava était rediffusé dans la fameuse salle du Mirama, bastion de la section parallèle.

Le film suit le parcours de Ava, une jeune fille de 13 ans qui perd sa vue progressivement. Tandis que le phénomène s’accélère, elle décide de vivre à fond le peu de temps qui lui est imparti. Ainsi commence une sorte de road-trip d’émancipation au centre duquel se trouve un jeune homme, fuyant lui aussi. Ava est un très beau premier film pour Léa Mysius qui, s’il n’est pas exempt de défauts, possède en son cœur une justesse et une honnêteté magnifique. Rien que pour ces quelques moments, le film est à voir pour ce qu’il dit sur la jeunesse, l’amour, le passé et la peur. Touchant.

Demain sera donc le dernier jour de festival. Le gros événement sera D’après une histoire vraie, de Roman Polanski et avec Eva Green et Mathilde Seigner, présenté hors compétition, tandis qu’on reviendra aussi sur L’Amant Double de François Ozon.


Vous avez raté notre compte-rendu de la veille ?


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