[Cannes 2017] Mardi 23 mai : mi-temps

Tous les jours à 9h, Silence Moteur Action vous fait son résumé de la journée écoulée du 70ème Festival de Cannes. Accrédités presse, nous vous livrerons notre version de ce qui a fait la journée.

Cette journée du 23 mai marque le milieu du Festival de Cannes. L’occasion, donc, de se calmer et se reposer, de faire le bilan des 5 jours précédents et de se préparer pour les 5 derniers. Ainsi donc, un seul film en compétition aujourd’hui et une journée sous le signe des 70 ans du Festival.

Soutien à Manchester

Si l’attentat a eu lieu cette nuit, c’est au réveil que la Croisette a appris ce qui s’était passé à Manchester. Un événement terrible, qui résonne d’autant plus dans la ville du cinéma qu’est Cannes. Lors de la séance de 11h, Thierry Frémaux, délégué général du festival, a pris le micro afin d’exprimer son soutien aux victimes. Il a annoncé qu’à 15 heures aurait lieu une minute de silence sur les marches du tapis rouge.

Puis le film a démarré, un film posthume d’Abbas Kiarostami, 24 Frames. Il s’agit d’une succession de 24 courts métrages d’une durée moyenne de 4 minutes, sans relation véritable entre eux. Plan fixe, il s’agit de photos en mouvement, nous prévient Fremaux. Principalement en noir et blanc, 24 Frames est traversé par l’idée du mouvement, du va-et-vient permanent et de la beauté de la nature. Car oui, Kiarostami filme avec passion des paysages désertiques, des plages, des arbres quand il ne les dessine pas (certains courts métrages sont de l’animé). Mais, malheureusement, si le film dans son entièreté dit quelque chose de beau, cela ne l’empêche pas d’être rapidement redondant et extrêmement long. Pas de dialogues, juste des plans fixes où peu de choses se passent… ça devient dur pour le spectateur de ne pas décrocher.

Vers la lumière 

Seul film de la compétition présenté aujourd’hui, Vers la lumière est sans aucun doute l’une des plus belles œuvres de ce 70e Festival de Cannes. Le film de Naomi Kawase est tout un tas de choses, mais il est avant tout traversé par une relation romantique qui se noue entre Misako, une jeune femme travaillant sur l’audiodescription des films, et un ancien photographe connu qui perd sa vue de manière définitive. Il y a dans ce film une puissance émotionnelle incroyablement forte aidée par une mise en scène toute en justesse qui met l’accent sur ces personnages, en les filmant avec délicatesse. Vers la lumière traite aussi avec passion l’idée de l’art face à la réalité, de cinéma et de photographie… Pour nous, c’est notre Palme d’Or et on espère de tout cœur que le jury sera du même avis !

Enfin, nous avons vu L’Atelier de Laurent Cantet, présenté dans la sélection Un Certain Regard. On retrouve ce que Cantet avait amorcé dans Entre les Murs : maîtriser le langage, c’est aussi en connaître la portée dévastatrice, et par là-même ses limites. Reste au public de juger sur pièces si L’Atelier deviendra, cette fois, sa Palme d’Or de cœur. L’intégralité de notre critique est d’ores et déjà à découvrir ici.

Demain mercredi sera diffusé probablement le dernier gros film de la compétition : Les Proies de Sofia Coppola avec notamment Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst et Elle Fanning. Rodin de Jacques Doillon sera aussi de la partie ainsi que Alfonso Cuaron qui animera une masterclass !


Vous avez raté notre compte-rendu de la veille ?


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