[Cannes 2017] Jeudi 25 mai : l’avant-dernière marche

Tous les jours à 9h, Silence Moteur Action vous fait son résumé de la journée écoulée du 70ème Festival de Cannes. Accrédités presse, nous vous livrerons notre version de ce qui a fait la journée.

Après 8 jours de soleil, les nuages commencent à s’installer à Cannes, comme si toute chose avait une fin. Le palais commence à se vider, les conférences de presse ne sont plus complètes et on commence à compter ses cernes.

Grosse Pomme

New-York et le cinéma, c’est une véritable histoire d’amour. Tant de cinéastes ont filmé la Grande Pomme, de Martin Scorsese à Woody Allen, de Carpenter à Stone. Ainsi donc, on n’est pas surpris de voir la ville mise en lumière dans Good Time des frères Safdie, présenté en compétition. Le film suit deux frères qui, suite à un braquage ayant mal tourné, se trouvent séparés : le héros, campé par Robert Pattinson, s’échappe quand son frère est arrêté par la police. S’il ne paye pas 10 000 $, il ne pourra jamais le libérer. Démarre alors une sorte de road-trip sous acide dans un New York nocturne à  la recherche de l’argent et d’un moyen de libérer son frère. Le film est un mélange entre un Tarantino et un After Hours de Scorsese, dans ce combat contre la montre et dans sa violence crue. Visuellement, le film emprunte beaucoup à l’esthétique des giallo italiens (comme les films de Dario Argento) ou récemment de Refn/Korine. Mais c’est pour mieux s’en démarquer car avec sa sublime bande originale et son ton si unique, Good Time est une vraie pépite, qu’on espère au palmarès (Prix du Jury ?).

Rattrapage

Nous avons finalement trouvé le temps de rattraper Rodin, de Jacques Doillon, présenté hier en compétition. Le film français qui suit l’artiste est, ni plus ni moins, un gros échec. On pensait tenir avec le Haneke le pire film français de la compétition mais Rodin remporte la Palme ! Le scénario est vide, les personnages mal écrits et mal joués (Higelin en tête, horrible). Quand à la mise en scène, Doillon tente mais échoue à dynamiser son récit (toutes les 15min, un fondu au noir sert de transition entre les séquences). La caméra flottante montre bien que Rodin tente d’arpenter les rêves de l’artiste, mais on ne demande qu’à se réveiller.

Enfin, A Gentle Creature (Une femme douce en VF) est un film franco-allemand réalisé par un Russe. On y suit une femme qui, un jour, reçoit un colis qu’elle avait tenté d’envoyer à son mari en prison. Elle décide donc de le lui donner en main propre mais se heurte à un mur : personne ne veut l’aider. Commence alors une sorte de bataille totalement absurde pendant… plus de 2h20. Le film se perd finalement dans son propre concept et les huées à la fin du film (et ce malgré la présence du casting dans la salle) le prouve. Dommage, car la mise en scène est inventive et esthétique du film très impressionnante.

Demain vendredi, L’Amant Double de François Ozon fera son entrée en compétition ainsi que In The Fade avec Diane Kruger. 


Vous avez raté notre compte-rendu de la veille ?


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