[Cannes 2017] Jeudi 18 mai : des fantômes sur la croisette

Tous les jours à 9h, Silence Moteur Action vous fait son résumé de la journée écoulée du 70ème Festival de Cannes. Accrédité presse, nous vous livrerons notre version de ce qui a fait la journée.

Officiellement ouvert mercredi soir lors de la Cérémonie d’ouverture – présentée par Monica Belluci – le Festival de Cannes lançait les festivités aujourd’hui. Deux films en compétition, mais aussi le début de la sélection Un certain regard avec Barbara de Mathieu Amalric et Western.

Des fantômes sur la croisette

Le film qui a donc fait l’ouverture est Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin. Habitué de Cannes, le cinéaste revient sur la croisette après le très bon Trois souvenirs de ma jeunesse. Cette fois-ci, Mathieu Amalric (qui fera l’ouverture de la sélection Un certain regard dès demain avec le biopic Barbara) donne la réplique à Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg. Un casting 5 étoiles pour un film poétique et philosophique, dans la lignée de la filmographie du metteur en scène. Comme une tranche de vie sur grand écran, Les Fantômes d’Ismaël est une belle surprise.

Premier film présenté dans la sélection de la Semaine de la Critique, Los Perros suit le parcours d’une jeune femme issue de la haute bourgeoisie chilienne dont la vie est traversée par des militaires ayant participé à des atrocités pendant la dictature. Un premier film qui manque de souffle et accumule les erreurs de débutants. Dommage car le sujet semble tabou en Amérique du Sud et aurait mérité mieux. Restent quelques beaux moments, notamment dans la complicité des acteurs qui transpire à l’écran.

Des émotions brutes

Premier film de la compétition, Wonderstruck marque le retour de Todd Haynes à Cannes après l’incroyable Carol. Ici, il est question de deux récits imbriqués l’un dans l’autre traitant pour le premier d’un enfant cherchant son père dans les années 70 et pour le second d’une jeune fille malentendante cherchant la liberté dans les années 20. Toute la mise en scène met l’accent sur la perception et l’identification. Nos personnages étant sourds, tout un jeu sur le son – le silence ou les bruits étouffés – se met en place. Bien plus que ça, Wonderstruck est une oeuvre poétique sur la différence, l’amour et la jeunesse.

Le second film de la compétition présenté ce jeudi était Loveless d’Andrey Zvyagintsev. Russe, le film suit les relations compliquées dans une famille dans laquelle les parents divorcent et laissent à l’abandon leur jeune fils… jusqu’à ce que celui-ci disparaisse. Le film brille par son aspect social, dans sa volonté de décrire une partie de la population russe. Drame social contemporain, donc, Loveless est rattrapé par la réalité : la guerre civile en Ukraine, l’invasion des téléphones et de la « sociabilité » dans nos vies…

En conférence de presse, Juliane Moore et Michelle Williams ont fait sensation, tout comme Barbara de Mathieu Amalric. On vous en parlera demain, ainsi que de Okja de Netflix.  


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