[Cannes 2017] Dimanche 28 mai : rideau.

Tous les jours à 9h, Silence Moteur Action vous fait son résumé de la journée écoulée du 70ème Festival de Cannes. Accrédités presse, nous vous livrerons notre version de ce qui a fait la journée.

Et voilà. Rideau. Après 11 jours de festival, le jury de cette 70ème édition a rendu son verdict en sacrant The Square Palme d’Or. Nous vous avions parlé du film ici.

Palmé

L’ironie, c’est que The Square a été diffusé le même jour que 120 battements par minute, le grand favori de la presse pour la Palme (et qui finalement repart avec le Grand Prix). Pour autant, le film n’est pas passé inaperçu, mais les critiques élogieuses étaient moins nombreuses que la forte colère qu’il avait suscité.

En suivant les aléas de la vie de Christian, un conservateur de musée contemporain, The Square nous embarque dans une satire sociale très forte et très dure, où l’on rit jaune très souvent. Très souvent aussi, on est mal à l’aise, on se plairait presque à détourner les yeux tant le film touche juste. À la conférence de presse de fin de festival, le Président du Jury Pedro Almodovar (qui a pourtant préféré 120 battements par minute) nous avouait avoir été conquis par l’aspect politiquement incorrect de The Square. Le film ose, et lorsqu’on croirait voir une limite, il la franchit.

Ce n’est pas nécessairement le meilleur film de la compétition, et on aurait préféré y voir Vers la lumière ou Okja, mais il reste une oeuvre complète et complexe qui est à la hauteur de son prix.

Clap de fin

Avec son lot de polémiques, d’erreurs mais aussi de succès et de surprises, le 70ème Festival de Cannes tire sa révérence. Aujourd’hui était un jour un peu spécial : tous les films en compétition étaient rediffusés en rattrapage dans les différentes salles du palais (Bazin, Bunuel et Soixantième) et en dehors (Debussy) pendant que le Grand Théâtre Lumière se préparait à la cérémonie de clôture.

Nous avons pu rattraper Jupiter’s Moon, sorte de drame social sur les migrants… super-héroïque. Si l’intrigue et le récit sont parfois grotesques et clichés, la mise en scène brille d’une ambition démesurée : de très longs plans séquences, une caméra flottante, de la 3D… Ce petit film indépendant est un vrai exercice de forme ! Magnifique. Enfin, nous avons revu pour le plaisir Wonderstruck et Okja, tous deux très brillants.

Aujourd’hui était donc le dernier journal de bord de ce festival. On vous remercie de l’avoir suivi, et on vous donne rendez-vous dans quelques jours pour un compte rendu détaillé !


Vous avez raté notre compte-rendu de la veille ?


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