Better Call Saul, bien loin de l’ombre de Breaking Bad

Plus d’un an après l’arrêt de Breaking Bad, son spin-off arrive enfin sur les écrans. Le premier épisode de Better Call Saul vient d’être diffusé sur AMC et mis en ligne sur Netflix. Que les fans se rassurent, la qualité est au rendez-vous. Centré sur ce filou d’avocat, Saul Goodman, la nouvelle série de Vince Gilligan et Peter Gould se démarque en seulement 50 minutes des aventures du professeur de chimie/baron de la drogue. Silence Moteur Action s’est délecté du pilote et vous explique en quoi.

Walter White ? Jamais entendu parler ! D’accord, ce début d’article démontre d’une exagération forcée. Il n’empêche que l’idée y est. En 50 min de pilote, Better Call Saul fait oublier sa série mère, Breaking Bad. Alors que la série d’AMC à la forte dose de méth bleue accordait une place mineure à l’humour, celle mise en ligne sur Netflix adopte l’humour absurde de son personnage principal. L’avocat raté réussit à devenir le (sous) héros d’une série à l’allure d’échec (prendre un personnage régulier d’une série culte pour un spin-off ? Risqué ! N’est ce pas Joey Tribbiani ?).

Les créateurs ont toutefois promis que Bryan Cranston et Aaron Paul n’apparaîtraient pas dans la première saison. L’ancien flic Mike Ehrmantraut sera cependant de la fête en tant que régulier.

« It’s showtime, folks! »

Vince Gilligan garde néanmoins les marqueurs identitaires qui ont fait de Breaking Bad un succès unanime. L’esthétique du Nouveau-Mexique, l’intelligence de ses plans et les détails implantés lors de ce premier épisode font de Better Call Saul une probable réussite. Alors que la narration se concentre sur le passé de James McGill (son vrai nom), la première scène respire le talent de l’équipe créatrice. On remarque d’ailleurs que les premiers mots de l’acteur principal Bob Odenkirk ne se font entendre que lorsque son personnage passe la VHS de ses anciens spots publicitaires (sans les voir mais en observant l’air apathique du désormais vendeur dans un fast food).

S’il fallait décrypter ce pilote image par image, votre serviteur de Silence Moteur Action pourrait quasiment écrire un livre. Les chiffres sont tombés. Selon Variety, la série a rassemblé 6,9 millions de téléspectateurs dimanche soir, soit un record pour un premier épisode sur le câble américain.  Netflix vient de mettre en ligne le deuxième épisode et une chose est sûre, Better Call Saul vaut le coup de décrocher son téléphone. 

One thought on “Better Call Saul, bien loin de l’ombre de Breaking Bad

  1. Personnellement, je suis entré direct dans la série, ce qui n’a pas été le cas avec Breaking bad, que j’avais abandonné après quelques épisodes et devoré après. J’attend la suite avec impatience…

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