Ballers : Que vaut The Rock chez HBO ?

Dimanche dernier, HBO dévoilait ses nouveautés pour la saison estivale. Parmi elles, Ballers avec l’incontournable Dwayne Johnson. On vous en parlait il y a quelques temps lors de notre dossier sur les séries de l’été. Le pilote vu, qu’en retenir ? Petit verdict en attendant la suite. 

Miami. Son soleil brûlant, son fric qui embaume l’atmosphère, ses plages de sable fin, ses soirées arrosées, ses blondes siliconées et… ses footballeurs. Un refrain qui vous dit quelque chose ? Oui ça sent à plein nez L’enfer du dimanche d’Oliver Stone. Mais hormis les qualificatifs ci-dessus, on ne tombera pas davantage dans la comparaison. Car si la série a en commun avec le film de décrire le monde bien cruel des sportifs (vite peroxydés) derrière les paillettes, Ballers le fait en dehors de la ligne des 120 yards.

On suit Spencer Starsmore (Dwayne Johnson), dit le « Golden Boy ». Une ancienne gloire du ballon ovale, toute en muscles douloureux, reconvertie en manager financier bien décidé à aider ses anciens coéquipiers qui n’ont pas autant la tête sur les épaules que lui. Difficile de trouver le nord dans un monde qui ne vit que par la drogue, les grosses cylindrées, les filles faciles et où toute notion d’argent s’évapore comme une fumée de joint. D’un côté, on retrouve donc Charles Greane, autre jeune retraité des terrains qui peine à trouver un second souffle. Enfin, Ricky Jerret, joueur toujours en activité mais qui cumule les bourdes plus vite que les coups d’un soir.

Est-ce que l’association Stephen Levinson/Mark Walhberg vous dit quelque chose ? Entourage bien évidemment. Inutile de vous décrire l’ambiance de Ballers, qui comme dommage collatéral, s’en approche beaucoup. Remarque qui n’est en rien un reproche. Car pour une mise en bouche, la sauce prend petit à petit. Dwayne Johnson semble aussi à l’aise en costard sur-mesure que lorsqu’il défouraille à tout va dans Fast & Furious. La série s’offre également les services d’un habitué du genre (Friday Night Lights) en la personne de Peter Berg, ici acteur et réalisateur. Entre situations cocasses, univers bien moins lisse qu’il n’y paraît et quelques dialogues bien troussés, la série a tout pour conquérir le public avec encore 9 épisodes. Elle devra en revanche tracer une frontière bien plus nette entre drame et comédie. On ne plaisante pas avec le sport roi des États-Unis.

Note : 3/5

Ballers, diffusé tous les lundis soirs sur OCS City (Canalsat)

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