Astérix : le domaine des Dieux, un coup de cœur gros comme ça !

C’est la pépite de fin d’année. Celle où on hésite, celle qui était risquée mais celle qui nous flatte les yeux jusqu’au bout des oreilles. Louis Clichy, tout droit sorti des studios d’animations américains Pixar, s’est associé à Alexandre Astier (Kaamelott) pour relever le défi d’un nouveau volet des aventures du petit gaulois  « Astérix : Le Domaine des Dieux » qui sort le 26 novembre et en 3D. Nous, chez Silence Moteur Action, on a (beaucoup) aimé. 

Astérix et le Domaine des Dieux
Astérix : le Domaine des Dieux (M6 Studio)

Comme un ami de longue date

La direction du groupe M6 leur ayant donné carte blanche, c’est donc sur Astérix et le Domaine des Dieux qu’ont choisi de travailler Clichy et Astier. Dans cet épisode, Jules César trouve une nouvelle méthode pour mettre fin à la résistance de l’irréductible village gaulois, qui n’est autre qu’apporter la civilisation romaine au plus proche d’eux. Le plan fonctionne plutôt bien puisque tous les camarades d’Astérix se prêtent au jeu de la consommation en faisant ami-ami avec la clientèle romaine, qui va créer des disparités et des tensions pour perturber l’harmonie générale qui règne au sein de la communauté.

Autant dire que la remise en cause du capitalisme n’est pas très subtile dans ce volet, mais n’en est pas moins bien traitée et pousse même à la réflexion un public de tout âge. On assiste à la naissance d’une société de consommation et la recherche absolue du profit au détriment de l’unité sociale que connaissent les petits gaulois au début du film. Astérix et le Domaine des Dieux jongle dans cette dualité qui pourrait être appliquée à notre actualité, entre le progrès qui devient décadence et le respect des valeurs traditionnelles. Plus qu’une adaptation, le film devient une critique acerbe parsemée de traits d’esprits délicieux qui donnent envie de rigoler bien fort à en déranger ses voisins de siège. (D’ailleurs, désolée aux miens).

Un défi de taille réussi avec brio

Il faut bien avouer qu’on avait un peu peur quand même. Une animation 3D, comme ça, une grande majorité des dessins animés de notre enfance y sont passés et pour certains, -aucun nom ne sera cité- bouder le dessin au crayon n’était pas franchement la meilleure des idées. Mais c’est probablement la non volonté de rupture avec l’époque des céréales devant la télé qui parle.

Astérix et le Domaine des Dieux
Astérix : le Domaine des Dieux (M6 Studio)

On craignait donc que le climat soit un peu moins chaleureux que dans les autres épisodes, qu’on ait plus de mal à s’attacher aux personnages qui nous étaient familiers depuis toujours. Mais ça, c’était sans compter sur Louis Clichy et Alexandre Astier qui ont réussi d’une main de maître le challenge de nous replonger complètement dans l’atmosphère en y ajoutant leur propre touche artistique et humoristique, toujours sous les yeux bienveillants de Uderzo qui n’hésitait pas à recadrer le duo si le concept s’éloignait trop de ses propres idées.

Pour séduire le public, les coréalisateurs n’ont pas hésité à déployer les grands moyens en faisant notamment appel à Roger Carel, la voix d’Astérix depuis ses débuts à l’écran en 1967, sorti de la retraite spécialement pour le film. On retrouve également en tête d’affiche Alain Chabat, Lorànt Deutsch, Élie Semoun, Laurent Lafitte, Florence Foresti… Un casting pailleté sur mesure sélectionné avec soin. Clichy et Astier ont mis toutes les chances de leur côté afin de s’assurer qu’en cette fin d’année, petits et grands passent un excellent moment en se demandant si toutefois, au delà de la course à la consommation, le bonheur n’est il finalement pas déjà au pied de notre porte ?

One thought on “Astérix : le domaine des Dieux, un coup de cœur gros comme ça !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

17 Partages
Partagez17
Tweetez